L'industrie du luxe s'inquiète: Le pilotage à deux d'EADS ne marche pas. Pharmacie : le ?cartel des vitamines' risque gros. Siemens VDO Automotive envisage 4000 suppressions d'emplois. Les SSII françaises résistent bien. Lucent brade ses fibres optiques...

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Y aura-t-il de l'argent à Noël ? Les industriels du luxe s'inquiètent : après les prévisions pessimistes du n°1 LVMH, c'est au tour du n°2, le suisse Richemont (Cartier, Montblanc, Lancel...) d'annoncer des résultats en retrait, liés aux attentats de septembre. Et la direction de Richemont ne prévoit pas d'amélioration significative dans les prochaines semaines, traditionnellement cruciales pour les entreprises du luxe, expliquent Les Echos.

Aéronautique : le pilotage à deux, chez EADS, cela ne marche pas. Selon le Financial Times, les rivalités franco-allemandes atteignent un point limite au sein du groupe créé par la fusion de Aérospatiale-Matra avec Daimler Benz Aerospace et l'espagnol Casa. EADS est co-dirigé par le français Philippe Camus et l'allemand Rainer Hertrich. Mais DaimlerChrysler réclame plus de postes clés, tandis que les français estiment qu'il faut « un seul pilote ». Des managers d'EADS reconnaissent que les rivalités font perdre des contrats et entravent les dévelopements. Bref, le groupe aéronautique européen, n°2 mondial derrière Boeing, manque de réactivité. On cherche « un 3ème homme » pour mettre fin au co-pilotage.

Après plus d'un an de discussions, Aventis a enfin signé l'accord qui prévoit la vente de son activité de nutrition animale au fonds britannique CVC Capital Partners. Aventis est aujourd'hui n°3 du secteur, derrière Roche et BASF. Le montant de la cession-non révélé- serait en dessous des 300 millions d'euros initialement prévus, indiquent Les Echos. En outre, Aventis s'est engagé à prendre à sa charge l'intégralité des coûts liés à l'affaire du « cartel des vitamines », dans laquelle est impliquée l'activité nutrition animale.

Les Echos signalent, à ce sujet, que la Commission européenne pourrait imposer une amende record aux groupes pharmaceutiques impliqués dans le « cartel des vitamines » (soupçonnés d'ententes illicites).

Energie. L'allemand E.ON récolte les fruits de son recentrage : son résultat d'exploitation est en hausse de 55% sur les 9 premiers mois de l'année. Le groupe a amélioré ses marges dans l'énergie et l'aluminium, et il n'a plus à porter les pertes de sa division télécoms, dont il s'est presque totalement dégagé l'an dernier, souligne La Tribune.

L'équipementier automobile Siemens VDO Automotive envisage de supprimer 4000 emplois, soit 10% de ses effectifs. La filiale du groupe allemand était dans le rouge au dernier trimestre, précisent Les Echos.

Informatique : les grandes SSII françaises ont bien résisté durant le 3ème trimestre... sauf Cap Gemini Ernst & Young. Sopra, Steria, Unilog, Sylis, notamment, ont continué à afficher des croissances satisfaisantes. Mais le grand perdant est Cap Gemini, qui a reculé, en raison notamment de sa forte activité de conseil aux Etats-Unis, expliquent Les Echos.

Lucent est contraint de baisser le prix de sa division fibres optiques, annonce le Wall Street Journal Europe. L'équipementier des télécoms s'efforce depuis 5 mois de vendre sa division fibres, mais il pourrait être obligé de la céder avec un rabais de 10% sur les 2,75 milliards de dollars prévus initialement. Les acheteurs - Corning, Furukawa Electric et Comm-Scope- renégocient les conditions. Cette cession est une étape importante dans la restructuration de Lucent, qui vise à redresser une situation financière difficile.

Apprenez enfin que la reprise de Marks & Spencer semble compromise. L'inspection du travail juge en effet que le plan social est insuffisant, concernant les conditions de reprise par les Galeries Lafayette des 1516 salariés de la filiale française. C'est dans La Tribune. A lundi !

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