"L’industrie du futur remet l’industrie dans le débat de société", se félicite le secrétaire d'Etat à l'Industrie

Le salon de la sous-traitance, le Midest, qui se tient à Paris Nord Villepinte jusqu’au 9 décembre, s’est regroupé avec le salon Smart Industries sous l’étendard de l’Industrie du futur. Présent le 7 décembre sur le salon à la suite de François Hollande, Christophe Sirugue, le secrétaire d’Etat à l’Industrie, dresse pour L’Usine Nouvelle le bilan du quinquennat en matière d’Industrie du futur. Il voit dans cette thématique le moteur d’un retour en force de l’industrie dans le débat de société. Et entend bien porter cette question dans la campagne présidentielle.

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Christophe Sirugue, secrétaire d'Etat à l'Industrie

L’Usine Nouvelle - Le thème de l’industrie du futur, qui s’expose aujourd’hui, est monté en puissance au cours du quinquennat. Quel bilan dressez-vous de l’action gouvernementale en la matière ?

Christophe Sirugue : S’il y a aujourd’hui un événement avec des salons existants qui se sont regroupés sous une même bannière, l’industrie du futur, c’est bien la démonstration que cette thématique s’est inscrite dans la tête de chacun. C’est un élément à inscrire bien sûr au bilan du gouvernement. Plus largement, en y ajoutant l’Alliance pour l’industrie du futur et la Nouvelle France industrielle, on a créé une palette de lieux et de mobilisations qui permet un débat à l’intérieur des filières, entre acteurs de tous horizons – industriels, services publics, régions -, sur la nécessité de réindustrialiser la France, de transformer et moderniser l’appareil de production.

Comment appréciez-vous la dynamique qui s’est enclenchée…

Elle est satisfaisante. L’industrie du futur s’est imposée. Nous avons montré qu’on était capable de faire évoluer notre appareil de production. Il y a une réalité d’entreprises qui se sont inscrites dans cette dynamique, des grandes comme des petites - les industriels "vitrines de l’industrie du futur" en sont une parfaite illustration. Enfin, on a une mobilisation de moyens au travers des investissements engagés par l’Etat, la participation des régions et via le programme d’investissements d’avenir. En termes de PME et d’ETI accompagnées, l’objectif était fixé à 2 000 entreprises. Nous en sommes à 3400. Nous nous sommes donné lors de la dernière réunion du comité de pilotage de l’Alliance un nouvel objectif de 4300 entreprises accompagnées.

Quelles sont les prochaines étapes ?

Il reste bien des choses à faire. Il faut continuer à trouver des solutions et à se montrer plus offensif à l’export. Surtout, il faut accentuer les efforts pour que cette dynamique diffuse jusqu’aux PME, sous-traitants de rang 1, 2, etc. qui doivent participer de la modernisation de l’appareil de production. Je ne connais pas une entreprise qui n’ait pas à se demander : "Comment je réagis à l’évolution numérique ? A l’évolution écologique qui m’est demandée ? A la compétition toujours plus intense ?" Les PME sont la cible de notre programme d’accompagnement. Les ambassadeurs en régions qui ont été nommés vont leur expliquer les dispositifs et partenariats qui leur sont proposés.

Au-delà des entreprises, quelle est la portée de l’accent mis sur l’industrie du futur ?

Je pense que notre action autour de l’industrie du futur a participé de la nécessité de remettre dans le débat de société la question de l’industrie, de la place qu’elle doit avoir et du rôle qu’on veut lui faire jouer. C’est un élément prégnant dans les débats que je vois émerger sur ces enjeux. Si j’en crois les derniers sondages, près des trois quarts des Français considèrent que l’industrie devrait faire partie des débats de la présidentielle. Tant mieux ! Je rappelle quand même qu’auparavant, le débat c’était la désindustrialisation, c’était notre faible performance, le manque d’investissement… C’était quand même assez négatif. Aujourd’hui, le débat est d’une autre nature.

Quelle place allez-vous prendre dans ce débat au cours des mois qui viennent ?

Je l’affirme clairement : j’entends bien dans cette période de campagne présidentielle, dans la fonction qui est la mienne, poser cette question industrielle et participer au débat. Je le ferai de manière très offensive. Il y a en particulier un débat que je souhaite porter dans les mois qui viennent, face aux problèmes de recrutement dont me font part les entreprises que je rencontre : quelle est la réflexion que nous devons porter ensemble sur la formation, sur l’apprentissage, sur les liens entre école et entreprise ? Cela fait quinze ans en parle. Il faut que nous allions aujourd’hui au-delà de ce que nous avons déjà fait sur la promotion des filières industrielles, sur la mise en adéquation des besoins et des formations. C’est l’axe sur lequel je suis en train de travailler et je présenterai bientôt des propositions concrètes.

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