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L'industrie du futur en marche

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L'industrie du futur en marche
François Hollande a visité les salons aux côtés de Philippe Darmayan, le président de l’Alliance pour l’industrie du futur.

« Une graine a été semée, il s’agit maintenant que les plantes poussent. » La formule de Philippe Darmayan, le président de l’Alliance pour l’industrie du futur, résume l’état d’esprit qui régnait à Paris Nord Villepinte, du 6 au 9 décembre. Avec la tenue conjointe du Midest (le salon de la sous-traitance) et du salon Smart industries sous la bannière « Convergence pour l’industrie du futur » qui préfigure un salon unifié l’an prochain, l’industrie française s’affiche en ordre de marche pour sa transformation numérique.

« On n’a pas vécu de mouvement aussi dynamique que celui-ci depuis les cercles qualité il y a trente ans [une méthode de gestion de la qualité venue du Japon, ndlr], poursuit Philippe Darmayan. Nous vivons aujourd’hui une transformation beaucoup plus complète, un alliage de nouvelles technologies, de nouvelles méthodes de gouvernance de l’entreprise. » Parcourant les allées de Smart industries, bordées de robots sortis de leurs cages et d’humains s’agitant lunettes 3D sur le nez, un vent d’espoir souffle sur l’industrie. Christophe Sirugue, le secrétaire d’État à l’Industrie venu labelliser huit nouvelles entreprises « vitrines de l’industrie du futur », n’a pas manqué de s’en féliciter auprès de « L’Usine Nouvelle » : « Auparavant, le débat sur l’industrie, c’était la désindustrialisation, notre faible performance, le manque d’investissement… Aujourd’hui, les discussions sont d’une tout autre nature. L’industrie du futur a remis la question industrielle dans le débat de société. »

À l’autre bout d’un long tunnel bâché se tenait le traditionnel Midest avec ses sous-traitants loin d’être tous mobilisés sur le numérique. Difficile de ne pas y voir le symbole du chemin à parcourir pour l’industrie française, alors que Smart industries était dominé par les Allemands et leur Industry 4.0. « La priorité en France est d’aider les PME à moderniser leur outil industriel, ce que les Allemands ont fait il y a dix ans, rappelle Philippe Darmayan. « Deuxième spécificité hexagonale : le dynamisme des start-up, qu’il faut aider à devenir des industriels, et qui apportent un renouvellement des business models. Enfin, il faut dépasser les ratés de la machine-outil française et aller directement sur les nouvelles technologies que sont l’impression 3D, la cobotique… » L’autre idée forte, martelée lors de l’événement, c’est la nécessité de l’interopérabilité. À tous les niveaux, entre plates-formes dans le cloud comme entre capteurs et automates, logiciels et équipements doivent pouvoir échanger données et services. L’ouverture des systèmes n’en est qu’à ses prémices. Elle s’annonce indispensable pour la mise en réseau, qui reste au cœur de la transformation numérique de l’industrie. 

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Usine Nouvelle N°3496-3497

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