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L'Usine Campus

L’Industrie du futur booste le recrutement de certaines spécialités d'ingénieurs

Cécile Maillard , , , ,

Publié le

Entretien Du 14 au 20 mars, la semaine de l’Industrie met en avant l’Industrie du futur. Ce mouvement de modernisation des usines crée un appel d’air en termes de recrutements, note Julien Weyrich le responsable de la division "Ingénieurs et techniciens" du cabinet de recrutement Michael Page.

L’Industrie du futur booste le recrutement de certaines spécialités d'ingénieurs
Julien Weyrich le responsable de la division "Ingénieurs et techniciens" du cabinet de recrutement Michael Page.
© dr

 

 

 

 

 

L'Usine Nouvelle - En 2016, la semaine de l’industrie a choisi de mettre en avant l’Industrie du futur. A l'heure où les usine se modernisent, cela provoque-t-il de nouveaux besoins en compétences ?

Julien Weyrich - La France est en train de rattraper son retard en termes de robotisation et d’automatisation. L’Industrie du futur ne crée pas vraiment de nouveaux métiers, mais elle accroît les besoins dans certains d'entre eux. Nous le sentons fortement dans notre activité de recruteur… Il y a une réelle croissance des besoins en compétences, à la fois pour mettre en place les automatismes, et pour en assurer la maintenance. L’industrie recherche des ingénieurs et techniciens en automatismes, en contrôle commande, en supervision. Pour la maintenance de ces équipements, elle recrute, en bureaux d’études, travaux neufs, dans le domaine des automatismes. On quitte le monde ancien pour rejoindre celui d'une industrie modernisée.

Et en production ? Après avoir mis en place ces nouveaux équipements, il faut aussi les utiliser…

En production, ce sont les équipes en place qui font fonctionner ces équipements automatiques. Elles devront être formées, mais ne seront pas massivement renouvellées.

Ces postes sont-ils difficiles à pourvoir ?

Oui, parce qu’on ne forme pas suffisamment de ces spécialistes, et que les généralistes n’ont pas les compétences pour évoluer vers ces postes. Les écoles d’ingénieurs comme l’ESIGELEC de Rouen ou l’ESME Sudria forment des ingénieurs de cette spécialité, et les BTS Conception et réalisation de systèmes automatiques (CRSA, qui remplacent les BTS MAI). Autre difficulté : la maintenance intéresse peu les diplômés en automatismes, qui préfèrent les bureaux d’études…

Retrouvez le classement des meilleures écoles d’ingénieurs françaises 2016 

En-dehors des métiers liés à l’automatisation des usines, quels autres besoins en compétences émergent dans l’industrie ?

Le boom des objets connectés appellent de nouvelles compétences. Traditionnellement, les métiers qui y sont liés se trouvaient surtout dans l’automobile. Aujourd’hui, de nombreux secteurs en ont besoin, et pas seulement les grandes entreprises. D’autant que ces équipements connectés grand public peuvent être fabriqués en France. Les besoins se retrouvent surtout en bureaux d’études, en architecture électronique, hardware et software, design et ergonomie. Les Data Centers aussi recrutent, même si ce n’est pas en grand nombre, des profils ingénieurs et techniciens, pour l’installation et la maintenance des équipements. Et puis bien sûr l’industrie recherche des data scientists, difficiles à trouver parce qu'ils n’existent pas encore !

Surtout, derrière la notion d’Industrie du futur, il faut faire passer un message aux jeunes : tous les métiers de l’industrie voient leur environnement évoluer. Il y a des usines ultra jolies, intellectuellement intéressantes, high tech, passionnantes ! Il faut en visiter une dizaine pour se faire un avis ! Les employeurs ont tous compris qu’ils devaient rendre leurs usines plus attractives, ils pensent au bien-être de leurs salariés, même s’il n’y aura jamais de moquette dans une chaîne de montage… Ce n’est pas qu’un discours marketing, les employeurs le font parce qu’ils ont réellement besoin d’attirer de nouvelles compétences. Les jeunes ne savent pas à quel point les usines sont, et seront de plus en plus, différentes de ce qu’ils imaginent…

Propos recueillis par Cécile Maillard

Retrouvez ici tous nos articles sur le Semaine de l'industrie

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2 commentaires

Nom profil

18/03/2016 - 11h25 -

On oublie souvent, en France, que l'expérience a de l'importance et que l'École n'est que la première formation professionnelle...
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Nom profil

18/03/2016 - 09h16 -

Pour attirer les jeunes talents dans l'industrie il faut commencer par proposer de meilleurs salaires. Par expérience, il faut s'armer de patience pour évoluer dans l'industrie, les carrières se font sur le long terme et les salaires sont bas par rapport à d'autres secteurs (banque par exemple).
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