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L’industrie, demain

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Vingt-cinq dirigeants nous livrent leur vision à dix ans de leur entreprise, de leur secteur et de l’industrie française.

L’industrie, demain
Les dirigeants que nous avons interrogés sont des figures de proue de l’industrie du futur. (Ici, des panneaux solaires pour satellites).

Vos 125 ans correspondent à nos 180 ans », clame Jean-Pascal Tricoire, le PDG de Schneider Electric. Qui s’empresse d’ajouter, tant il est inconcevable pour lui de regarder dans le rétroviseur : « Ces années sont l’histoire d’une capacité à se réinventer et à s’adapter aux révolutions. » On ne pourrait mieux dire : « L’Usine Nouvelle », qui a dépassé l’âge de feu Jeanne Calment, se vit en tête de pont des révolutions en cours, qu’elles soient numériques ou énergétiques. C’est pourquoi ses journalistes sont allés parler de demain avec les plus grands noms de l’industrie. Quel contraste entre les discours de Jean-Pascal Tricoire ou d’Isabelle Kocher et ceux des candidats à la présidentielle ! Quel fossé entre les préoccupations de Carlos Tavares ou de Frédéric Sanchez et celles des politiques ! Certes, l’industrie a retrouvé un certain crédit aux yeux des gouvernants. Ils ont fini par comprendre que, sans elle, il n’est pas d’économie puissante. Mais ils sont encore loin d’évoquer le numérique dans une perspective de reconquête. Et pourtant ! Comme le dit Jean-Baptiste Rudelle, « les freins à la croissance sont dans la tête ». « Il y a une habileté d’esprit française qui correspond à l’intuition digitale », renchérit Jean-Luc Petithuguenin, le champion de l’« industrie vertueuse ».

Daniel Verwaerde définit le « nucléaire durable ». Antoine Frérot estime que la distinction entre eau, déchets et énergie ne sera bientôt plus pertinente. Jean-Dominique Senard raconte qu’il ne cherche plus à fabriquer le plus grand nombre de pneus possible puisque ce qu’il vend aux compagnies aériennes, c’est un nombre d’atterrissages.

Non, la désindustrialisation n’est pas une fatalité de pays matures. Même Laurent Berger est optimiste sur l’industrie du futur. Si certains patrons évoquent – difficile de faire autrement – cette « maladie congénitale » que sont le poids des charges en France et les rigidités de son marché du travail, ils n’attendent pas les changements pour agir. « Le monde est comme il est, volatil, complexe et incertain. On doit faire avec », dit Thierry Le Hénaff. Pourtant, ils ne se contentent pas de faire avec : en le repensant, ils le changent. 

 

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Usine Nouvelle N°3496-3497

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