[L'industrie c'est fou] Sumo, une couche écologique fabriquée avec de l'eucalyptus et des algues

La fondation James Dyson a primé un projet de couche innovant dans le cadre d'un concours de design. Baptisée Sumo, cette couche-culotte est fabriquée à partir d'un matériau biodégradable et lavable en machine. 

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[L'industrie c'est fou] Sumo, une couche écologique fabriquée avec de l'eucalyptus et des algues
Baptisé SeaCell, le textile est biodégradable, réutilisable, absorbant et antibactérien.

N’importe quel parent connaît l’épreuve de la couche-culotte. Il faut être préparé en permanence. Ne jamais sortir sans et en stocker suffisamment chez soi pour tenir un siège. Comme les toilettes, la couche jetable ressemble à un désastre écologique inévitable. En septembre, la fondation James Dyson a primé une solution alternative dans le cadre de son concours de design destiné aux étudiants et aux jeunes diplômés.

Baptisé Sumo, le projet est signé Luisa Kahlfeldt, une designer installée en Allemagne et diplômée de l’École cantonale d'art de Lausanne (Suisse). Pour réaliser son projet, la créatrice a travaillé avec l’entreprise suisse Schoeller spécialisée dans le textile.

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Un textile biodégradable et réutilisable

Comme son nom l’indique, la couche-culotte s’inspire des tenues légères portées par les lutteurs japonais au gabarit impressionnant. L’intérêt du projet réside ailleurs : son matériau. Baptisé SeaCell, le textile est biodégradable, réutilisable, absorbant et antibactérien. Il est fabriqué à partir d’eucalyptus et d’extraits d’algues. Il a été prototypé avec le DITF (l’institut allemand de recherche dans le textile et les fibres).

Avec cette innovation, Luisa Kahlfeldt alerte sur la problématique des couches : elle estime que 17 millions de ces produits sont jetés chaque jour dans l’Union européenne alors qu’ils peuvent mettre 500 ans à se décomposer. Elle rappelle également les polémiques liées à la présence de substances chimiques dans les couches qui dépassent les seuils recommandés. Par rapport à ces produits qui contiennent de multiples composants, la couche Sumo a l’avantage de n’être fabriquée qu’avec un seul matériau. Celui-ci a d'ailleurs été aussi utilisé pour un projet de sac de couchage de la designer.

La réutilisation des couches suppose toujours une logistique délicate pour les parents. Elles nécessitent un lavage et il faut un certain nombre d’exemplaires afin d’amortir la production de l’enfant. Luisa Kahlfeldt croit tout de même au potentiel de sa technologie et cherche des soutiens financiers pour la développer. Son projet fait partie des créations pré-sélectionnées par la fondation Dyson avant la nomination d’un lauréat international en novembre.

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