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L'Usine Agro

[L'industrie c'est fou] Pour tempérer le conflit vegans contre carnistes, Mosa Meat parie sur la viande in vitro

Simon Chodorge , , ,

Publié le

En ces temps de débats houleux entre vegans et consommateurs de viande, certaines entreprises cherchent des alternatives à la viande conventionnelle. La start-up néerlandaise Mosa Meat a réalisé une levée de fonds en juillet pour industrialiser la production de son steak in vitro.

[L'industrie c'est fou] Pour tempérer le conflit vegans contre carnistes, Mosa Meat parie sur la viande in vitro
Le steak de Mosa Meat est réalisé sans abattage.
© David Parry / PA Wire

Le samedi 8 septembre, Calais (Nord) a accueilli la première édition d’un festival vegan. Au même moment, des chasseurs et des bouchers se sont rassemblés pour dénoncer les dégradations de certains commerces. Antispécistes contre amateurs de produits carnés, le clivage suscite des débats passionnés. Une chose est sûre, les habitudes évoluent. En témoigne la diminution de la consommation de la viande. En parallèle, les innovateurs s’intéressent aux alternatives.

Créée en 2013, la start-up néerlandaise Mosa Meat veut industrialiser un concept de viande in vitro (“cultured meat”). L’entreprise s’appuie sur les cellules souches pour fabriquer une viande qui ne nécessite pas d’abattage. “La fonction de ces cellules souches dans l’animal est de créer du nouveau tissu musculaire quand le muscle est blessé. C’est ce talent propre aux cellules souches qui est utilisé dans la fabrication de la viande in vitro”, explique Mosa Meat.

Les cellules sont placées dans un bioréacteur, un récipient contenant des nutriments pour qu’elles puissent proliférer. Le résultat est une fibre musculaire primitive. Cette matière est ensuite placée dans un gel constitué à 99% d’eau pour aider les cellules à prendre la forme de fibres musculaires. À partir d’un échantillon, l’entreprise dit pouvoir fabriquer 800 millions de brins de tissue musculaire, assez pour fabriquer 80 000 “quarter pounders”, unité de mesure bien connue des amateurs de hamburger.

Un premier burger à 250 000 euros

Il ne s’agit pas à proprement parler de viande végétarienne puisqu’elle repose tout de même sur des cellules animales. Les amateurs de terroir risquent également de bondir à l’idée d’un steak réalisé en laboratoire. Pour Mosa Meat, il s’agit surtout de lutter contre le réchauffement climatique et de proposer une solution au défi alimentaire.

Alors que le premier burger a coûté 250 000 euros à l’entreprise, elle cherche désormais à réduire ses coûts de fabrication pour augmenter la production. D’ici 2021, Mosa Meat espère commercialiser des premiers produits et à terme elle souhaite ramener le prix de ses steaks au même niveau que la viande conventionnelle.

En juillet, l’entreprise a réalisé une levée de fonds de 7,5 millions d’euros auxquels ont notamment participé M Ventures, fonds de capital risque du groupe allemand Merck, et l’entreprise suisse Bell Food Group.

"L'industrie c'est fou" : n'hésitez pas à envoyer vos suggestions à Simon Chodorge : simon.chodorge@infopro-digital.com

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