[L'industrie c'est fou] Pour améliorer l'odeur de ses voitures, Nissan emploie... Un nez

Le constructeur Nissan a récemment mis en lumière le rôle de son employé Peter Karl Eastland, ingénieur d'évaluation des odeurs au sein de l'entreprise. Il renifle toutes les pièces des véhicules de la marque avant leur commercialisation, dans le but d' « offrir la meilleure expérience sensorielle au client ».

Partager

TESTEZ GRATUITEMENT L'ABONNEMENT À L'USINE NOUVELLE

15 jours gratuits et sans engagement

[L'industrie c'est fou] Pour améliorer l'odeur de ses voitures, Nissan emploie... Un nez
Grâce à son adorat, Peter Karl Eastland peut reconnaître un cuir véritable d'une contrefaçon.

Début juillet, Ford dévoilait un parfum à l'odeur d'essence, une opération marketing destinée à rassurer les clients nostalgiques des (pas si) bons vieux moteurs thermiques. Le constructeur américain est loin d'être le seul à considérer que les effluves de l'automobile doivent faire l'objet d'une attention minutieuse, comme le prouve une vidéo publiée par Nissan lundi 13 septembre.

« Une connexion émotionnelle »

L'entreprise japonaise a recruté en 2016 un Britannique nommé Peter Karl Eastland au sein de son centre technique européen. Titulaire d'une maîtrise de chimie et de médecine légale obtenue à l'université de Leicester, il occupe une fonction qui semble tout droit sortie du laboratoire d'un parfumeur de renom: « ingénieur d'évaluation des odeurs ». Concrètement, cet employé doté d'un odorat extrêmement fin dirige une équipe de techniciens dont le but est de créer « l'odeur caractéristique des voitures neuves ».

VOS INDICES

source

logo indice & contations

Le contenu des indices est réservé aux abonnés à L’Usine Nouvelle

Je me connecte Je m'abonne

Polymères, caoutchoucs, adhésifs... Tous les composants des véhicules du constructeur japonais passent sous son nez avant leur commercialisation. « Notre travail consiste à nous assurer que les matériaux que nous utilisons vont toujours être agréables en termes d'odeur, explique celui qui assure pouvoir sentir la différence entre un cuir véritable et une contrefaçon. Nous voulons offrir la meilleure expérience sensorielle au client, afin de créer une connexion émotionnelle entre lui et le véhicule ».

Audi tout aussi investi

Un travail bien plus complexe qu'il n'en a l'air, puisque les ingénieurs doivent garder à l'esprit que les propriétés olfactives des véhicules peuvent être altérées en fonction de la météo, mais aussi de leur usage répété. Pour être certain d'obtenir « une odeur parfaite », Peter Karl Eastland confronte son avis avec ses homologues basés aux Etats-Unis et au Japon. Récemment, ce sont les fragrances dégagées par le nouveau Nissan Qashqai qui sont venues chatouiller leurs narines délicates.

D'autres constructeurs, bien décidés à voir plus loin que le bout de leur nez, se sont pleinement emparés du sujet. Chez Audi par exemple, une « Nose Team » s'emploie à repérer les pièces malodorantes depuis... 1985. Nissan se distingue en poussant « l'harmonie des sens » un peu plus loin. L'entreprise a récemment collaboré avec l'éditeur de jeux Bandai Namco afin de conférer « plus de personnalité et de caractère » aux sons d'alerte de ses voitures... A quand des employés spécialistes de leur goût?

0 Commentaire

[L'industrie c'est fou] Pour améliorer l'odeur de ses voitures, Nissan emploie... Un nez

Tous les champs sont obligatoires

Votre email ne sera pas publié
0 Commentaire

Partager

SUJETS ASSOCIÉS
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS