[L'industrie c'est fou] Le nouvel étudiant de Mines Nancy est... un chien (robot)

Mines Nancy vient d’acheter un exemplaire du robot quadrupède Spot. L'objectif : former les étudiants en informatique. Un partenariat avec l'Andra, l'agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs, est déjà acté.

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Sa démarche canine effraie certains passants qui s'éloignent à son approche, en indiffère d'autres. D'autres saisissent leur smartphone pour immortaliser la scène. Début mai, le robot quadrupède Spot, créé par l'entreprise américaine Boston Dynamics, a traîné ses pattes et sa silhouette jaune dans le parc Bishan-Ang Mo Kio de Singapour. Des images qui ont fait le tour du monde. Un projet pilote de deux semaines initié par le gouvernement pour rappeler les règles du confinement au public.

Quelques mois plus tard, un exemplaire de ce robot quadrupède vient d'être acheté par l'école d'ingénieurs des Mines de Nancy (Meurthe-et-Moselle). Une première en France. Une continuité dans la stratégie de l'établissement, comme l’explique l'un de ses enseignants-chercheurs, Laurent Ciarletta. “Nous développons depuis plusieurs années notre pôle robotique avec des robots Nao, un bras robotique Kinova ou des drones.”

L’école s’est rapprochée de Boston Dynamics dès avril pour finalement obtenir le robot en septembre. Affiché sur le site de l’entreprise au prix de 74 500 dollars hors taxes, il a été entièrement financé par la région Grand-Est, dans le cadre de l’appel à projets Pacte Grandes Écoles. “Son prix est légèrement inférieur pour les universitaires”, précise Quentin Helaine, ingénieur de recherche et responsable développement du Techlab de Mines Nancy.

Former les étudiants à cette technologie

Avec l’acquisition de Spot, l’école nancéienne souhaite former les futurs ingénieurs à sa technologie, parmi les plus évoluées au monde. Les projets menés par les étudiants suivront trois axes principaux : la mobilité (pour améliorer ses déplacements sur un sol non structuré), l'intelligence (pour perfectionner son autonomie et sa capacité d'apprentissage) et son instrumentalisation (en implémentant des capteurs utiles sur un site industriel pour détecter un gaz, de la radioactivité ou autre). “Toutes les promotions vont travailler dessus. Cela va faciliter le transfert de compétences avec des 2e et 3e année qui aideront les premières à le maîtriser, s’enthousiasme Paul Lecomte, élève de 3e année.

Premier partenariat avec l’Andra

Mines Nancy nourrit également la volonté de se rapprocher des industriels. Un premier partenariat s’est noué avec la direction de la R&D de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), qui souhaite expérimenter Spot dans son laboratoire souterrain, au Centre de Meuse/Haute Marne. Ce projet contesté situé à Bure dans la Meuse vise à y enfouir en profondeur des déchets radioactifs. "Une fois les tests de validité finalisés, l’objectif est que le robot arpente les souterrains du site lorsqu'il sera opérationnel. Lors de ses rondes, ses capteurs et caméras détecteront d'éventuelles chutes de pierres ou des niveaux de gaz ou radiations trop élevés. Il ne remplacera pas l'opérateur, il le complétera”, illustre Laurent Ciarletta. Parmi les autres industriels qui pourraient être intéressés, Mines Nancy évoque le CEA, EDF ou Enedis.

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