[L'industrie c'est fou] De l'hydrogène vert à base… d'urine de porc !

Un éleveur porcin breton a récolté 7 millions d'euros pour produire de l'hydrogène vert à partir de l'urine de ses bêtes.

 

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[L'industrie c'est fou] De l'hydrogène vert à base… d'urine de porc !
Un élevage de 360 truies pourrait produire 70 000 kg d'hydrogène par an, selon Stéphane Louesdon.

L'Ademe et le fonds d'investissement public de la Région Bretagne sont sur le coup. Et ont mis la main à la poche. Plus de 7 millions d'euros ont été investis depuis 2018 dans le projet Green Pig porté par Stéphane Louesdon, propriétaire d'une exploitation porcine dans les Côtes d'Armor. L'éleveur breton ambitionne de transformer en partie sa ferme en usine d'hydrogène vert d'ici 2023 pour alimenter des véhicules électriques. Pour cela, l'agriculteur compte sur l'urine produite par ses cochons. Explications.

Carburant "naturel"

Pour produire de l'hydrogène vert à partir des déjections de ses bêtes, l'agriculteur veut s'appuyer sur la méthode de l'électrolyse, qui permet de convertir de l'énergie électrique en énergie chimique. Pour cela, l'urine est recueillie, puis filtrée et séparée en eau osmosée et en eau concentrée. L'hydrogène est ensuite extrait de l'eau osmosée par une stimulation électrique fournie par des éoliennes et des panneaux solaires installés près de l'exploitation. Le reste de l'eau sert à irriguer les cultures ou nettoyer les bâtiments. Selon ce principe, 20 litres d'urine permettent de produire 1 kg d'hydrogène. De quoi parcourir 100 km en voiture. Et selon les calculs de Stéphane Louesdon, ses 360 truies produisent environ 4 320 litres d'urine par jour, soit l'équivalent de 216 kg de d'hydrogène. Sur une année, cela représenterait 78 840 kg de carburant vert. Avec son projet, l'agriculteur nourrit l'espoir de fonder une filière d'élevage entièrement dédiée à la production d'hydrogène à base d'urine de porcs en Bretagne.

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Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme

Mais les atouts du projet ne s'arrêtent pas là. La chaleur produite par l'électrolyse permettrait également d'extraire l'ammoniac contenu dans les urines - un composant toxique pour les sols - et de le transformer en sulfate d’ammonium à 8 %, un engrais simple servant aux cultures légumières et fruitières. L'agriculteur promet ainsi une valorisation totale des urines animales et de l'ammoniac, une diminution de 20% du bilan carbone de la filière porcine et le lancement d'une mobilité H2 en Bretagne. Vous l'aurez compris, chez Stéphane Louesdon, rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.

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