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L'Usine Agro

[L'industrie c'est fou] À vos marques, prêt, tondez !

Simon Chodorge , , , ,

Publié le

Vidéo La France accueille pour la première fois le championnat du monde de tonte de moutons à partir du 4 juillet. Un événement plus sérieux qu'il en a l'air pour la filière laine française.

[L'industrie c'est fou] À vos marques, prêt, tondez !
Aujourd’hui, il existerait environ 200 tondeurs professionnels en France.
© Lister

À vos bâtons de berger et à vos tondeuses ! Du jeudi 4 au dimanche 7 juillet, la France accueille pour la première fois le championnat du monde de tonte de moutons. Un événement pas si confidentiel. La première édition remonte à 1977 et 30 000 personnes de 35 pays différents vont débouler pour l’occasion au Dorat (Haute-Vienne), petite commune aux 1700 âmes. Avec ce rendez-vous, les éleveurs français espèrent donner un beau rayonnement à une filière laine en déperdition.

Un acte difficilement automatisable

Dans les élevages ovins, la tonte est présentée comme un acte nécessaire : elle éviterait les maladies liées aux tiques ou aux insectes dans la laine, selon l'Association pour le mondial de tonte de moutons (AMTM) qui organise l’événement. C’est aussi une étape difficilement automatisable. La compétition ne compte donc que trois catégories : la tonte à la machine (une tondeuse avec un bras flexible), la tonte aux forces (ciseaux) et le tri de laine.

Plusieurs fabricants de tondeuses sponsorisent ainsi l’événement : le spécialiste britannique des machines agricoles Lister, le groupe allemand B. Braun de matériels médicaux à travers sa marque Aesculap ou encore l’entreprise suisse Heiniger, uniquement dédiée au secteur de la tonte des animaux.

200 tondeurs professionnels en France

Aujourd’hui, il existerait environ 200 tondeurs professionnels en France. “Le métier de tondeur ne demande pas spécialement une force phénoménale mais, plutôt, une bonne endurance au travail physique, une souplesse du dos et de toutes les articulations et un bon contact social”, décrit l’AMTM.

Environ 5000 bêtes devraient ainsi passer sous les lames des compétiteurs. Ceux-ci seront jugés pour leur vitesse, pour la qualité de la tonte pendant l’acte (il ne faut pas couper deux fois le même brin de laine) et pour la qualité de la tonte après l’acte. Les jurys vérifieront notamment si l’animal n’a pas été blessé et s’il ne reste pas de mèches de laine.

Outre ces compétitions bon enfant, l’AMTM tient à mettre en lumière la laine française, filière en souffrance. Pour 15 000 tonnes de laine produites en France en 2013, 8 000 étaient exportées, principalement en Asie. 7 000 tonnes restaient en France pour être transformées ou… jetées. Les outils industriels pour le lavage de la laine restent en effet rares en France. “La France a la laine mais pas les outils”, déplore l’association.

"L'industrie c'est fou" : n'hésitez pas à envoyer vos suggestions à Simon Chodorge : simon.chodorge@infopro-digital.com

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