[L'industrie c'est fou] A bord de son "Breizh Glace", un Rennais part en expédition pour le Pôle Nord

Pendant deux ans, Vincent Grizon a conçu un curieux navire en vue de traverser l'océan Atlantique jusqu'au pôle Nord. Baptisé Breizh Glace, ce moyen de navigation présente de nombreuses singularités techniques...

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[L'industrie c'est fou] A bord de son

Nos pôles fondent ! Pour sensibiliser les enfants à cette réalité, Vincent Grison s’est embarqué dans un voyage au pôle Nord bardé de caméras afin d'exposer au grand public les images de la fonte des glaces. Son périple doit débuter de Rennes (Ille-et-Vilaine) samedi 24 avril pour une expédition de 10 000 kilomètres dans la cadre du programme d’éducation à l’environnement baptisé De Rennes au Pôle Nord. Avant d’atteindre la banquise, il doit cependant remonter l’océan Atlantique… une étape qu’il a décidé de réaliser à bord du Breizh Glace, un navire artisanal, mais pas moins sophistiqué du point de vue technique !

De quoi est fait le Breizh Glace ?

Le Breizh Glace a l’envergure d’un canoë, et lorsqu’on se rend au pôle Nord, il est plutôt recommandé de bien concevoir son navire. Pour cela, Vincent Grison est allé chercher des idées de toutes parts – chez les rameurs océaniques, les pratiquants de paddle board – mais surtout du côté du navigateur Sébastien Roubinet. Celui-ci expérimente les fibres pour ses propres expéditions aux pôles et a guidé Vincent dans le choix des matériaux. La coque du Breizh Glace est constituée d’un tissu appelé Innegra, à base de fibre basaltique et de polyéthylène. Cette matière est fabriquée au Canada par l’entreprise Akammac et distribuée en France par Sicomin. « Les propriétés sont très intéressantes pour l’absorption des chocs et la très grande déformation, explique Vincent Grison. Le pont du bateau est fait en sandwich carbone du fait que cet endroit n’est pas sujet aux chocs. L’intégralité est faite sous vide pour avoir des taux de fibre très élevés et un maximum de légèreté. »

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Pendant deux ans, Vincent Grison a construit lui-même son bateau à Rennes autour d’un mannequin en polystyrène. Ce bonhomme de plastique a été fourni par Formes et Volumes, entreprise basée à La Rochelle (Charente-Maritime) et spécialisée dans la production de grandes pièces de moulage notamment pour l’aéronautique.

Panneaux solaires et communication satellite

On peut apercevoir des panneaux solaires recouvrant le navire. Réalisés par Solbian en Italie, la batterie de 220 W lithium fer phosphate et de 60 ampère sert à alimenter toute la commodité qu’offre le Breizh Glace, à savoir… une bouilloire électrique principalement. L’énergie solaire alimente aussi l’antenne satellite pour la communication du navire.

Propulsé par les cerfs-volants

Parce qu’aucune source d'énergie n’est à négliger, Vincent Grison voyagera également à l’aide de cerfs-volants. Ils seront même le principal moyen de propulsion du Breizh Glace. Deux types de cerfs-volants seront mobilisés : le statique sur un seul fil et le liberty kite avec deux fils, développé par le navigateur Yves Parlier pour réduire les émissions sur les gros bateaux.

Au final le coût de fabrication du Breizh Glace se situe entre 15 000 et 20 000 euros. Malgré toute cette préparation, Vincent Grison sera quand même accompagné par un voilier pour assurer sa sécurité lors de la traversée de l’Atlantique Nord. Et d'ici à samedi, bon vent !

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