L’industrie automobile européenne en crise attend le remède de Bruxelles

Les ministres européens de l’Industrie se réunissent ce lundi pour coordonner l’action de chaque Etat et trouver des solutions pour lutter contre la forte chute des ventes qui frappe durement le secteur. En prenant en compte industriels et sous-traitants, l’industrie automobile représente 12 millions d’emplois à l’échelle du continent.

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L’industrie automobile européenne en crise attend le remède de Bruxelles

Comme un patient au diagnostic de plus en plus inquiétant. En 2012, le secteur automobile européen est resté fortement déprimé. En effet, alors que le nombre de véhicules vendus dans le monde atteindra cette année un nouveau record, à près de 83 millions d’unités écoulées, la crise se poursuit sur le Vieux Continent. Un scénario qui devrait se reproduire en 2013, a prévenu Fitch.

C’est pour vaincre ce mal profond que se réunissent les ministres européens de l’Industrie ce lundi 10 décembre 2012 à Bruxelles. Au moment d’annoncer cette réunion début novembre, le commissaire européen à l’industrie Antonio Tajani avait indiqué souhaité coordonner l’action de chaque Etat, précisant que la Commission ne pouvait pas empêcher les fermetures d’usines mais "seulement accompagner les restructurations". Autrement dit, limiter la casse.

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Production réduite de 11% entre 2007 et 2011

Il faut dire qu’avec un taux de chômage de 10,7% dans l’Union à 27 en octobre, soit environ 23 millions de personnes sans emploi, le sujet est jugé hautement préoccupant. Le secteur automobile européen ne représente en effet pas moins de 12 millions d’actifs en termes d'emplois directs et indirects. Avec le changement des habitudes de consommation et une demande réduite en raison de la crise, les surcapacités de production sont souvent pointées du doigt malgré les efforts accomplis. Entre 2007 et 2011, la production automobile en Europe s'est ainsi déjà contractée de 11%, passant 23 à 20,5 millions de véhicules.

Car avec des ventes en berne (en chute de 23% en France sur les 11 premiers mois de l’année, de 20% en Italie et de 13% en Espagne notamment), de nombreux constructeurs procèdent à des ajustements.

Pour certains, comme Renault, cela passe par des négociations sur la compétitivité. Pour d’autres, comme Ford et PSA cela se traduit par des fermetures d’usines en Europe. Le constructeur américain, qui a prévu de perdre 1,15 milliard d'euros sur ce marché en 2012 et n'attend pas de reprise avant 2015, entend fermer trois sites (une en Belgique et deux au Royaume-Uni). Pour PSA, c'est l'usine d'Aulnay qui devra mette la clé sous la porte en 2014.

Un plan d'action européen à horizon 2020

Alors que faire ? En période d'austérité, difficile pour les Etats européens surendettés de ressortir de leurs chapeaux primes à la casse et autres artifices pour doper les ventes du secteur. Dans le cadre de son plan baptisé "Cars 2020", la Commission a par exemple préconisé des investissements dans des technologies de pointe, l'adaptation des capacités de production, l'évaluation les besoins en matière d'emploi ou encore le développement de nouveaux groupements d'entreprises.

Les ministres de l'Industrie pourraient également s'inspirer des Etats-Unis, où le marché automobile montre des signes encourageants de reprise, ou des constructeurs européens qui font un pied de nez à la crise. BMW vient par exemple d'annoncer des ventes mondiales en hausse de 23% en novembre sur un an et de 9,9% en Europe.

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