L’industrie américaine au plus mal depuis juillet 2009

Aux États-Unis, le sujet majeur de discussions est actuellement la question de la dette. Mais le 1er août, un indice a bouleversé les marchés boursiers, celui de l’activité de industrie manufacturière. Il a retrouvé son niveau de juillet 2009, au cœur de la crise.

Partager

TESTEZ GRATUITEMENT L'ABONNEMENT À L'USINE NOUVELLE

15 jours gratuits et sans engagement

L’industrie américaine au plus mal depuis juillet 2009

C’est un vrai coup de froid sur l’industrie manufacturière outre-Atlantique. L’indice ISM publié le 1er août démontre que le secteur est au plus bas niveau depuis deux ans. Il atteint 50,9% en juillet contre 55,3% encore en juin. Ce niveau le place à proximité de la barre fatale des 50%, limite sous laquelle l’activité se contracte. Ces chiffres ont entraîné la chute des marchés financiers le 1er août, avec un recul de 2,27% à 3.588,05 points pour le CAC 40 par exemple.

Pour la plupart des économistes, comme Peter Newland, de Barclays, les Etats-Unis sont touchés "par la même tendance que dans la zone euro, au Royaume-Uni ou encore en Chine". Ce qui affaiblit considérablement les prévisions du gouvernement, qui espérait des signes de reprise au troisième trimestre.

Les industriels encore optimistes

Mais pour la Coface, la situation n’est pas si catastrophique. Selon l’institut dans sa dernière publication CofaMag, la plupart des entreprises américaines sont "en bien meilleure santé que durant la crise économique". Notamment, dans le secteur de la chimie qui devrait croître de 3% en 2011 et dans celui des produits pharmaceutiques. Quant au secteur automobile, l’institut précise que les trois constructeurs nationaux ont su rebondir en réorienterant leurs productions et leur stratégie vers des voitures plus petites et compactes. "De plus, les dépenses en équipement des entreprises ont été, et devraient rester relativement fortes", estime l'économiste en chef de l'association d'industriels MAPI, Daniel Meckstroth.

Malgré tout, la Coface souligne qu’un grand nombre d’Américains continuent de se préoccuper de l’ampleur des dépenses publiques et de la dette du pays.

Partager

NEWSLETTER Economie Social et management
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.

Recevez directement leurs décryptages et analyses dans votre boîte mail:

Votre demande d’inscription a bien été prise en compte.

L'inscription aux newsletters vaut acceptation des Conditions Générales d'Utilisation. Lire la suite

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes du : Groupe Moniteur Nanterre B 403 080 823, IPD Nanterre 490 727 633, Groupe Industrie Service Info (GISI) Nanterre 442 233 417. Cette société ou toutes sociétés du Groupe Infopro Digital pourront l'utiliser afin de vous proposer pour leur compte ou celui de leurs clients, des produits et/ou services utiles à vos activités professionnelles. Pour exercer vos droits, vous y opposer ou pour en savoir plus : Charte des données personnelles.

Fermer
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS