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L'industrie à la conférence environnementale (6/6) : Eolys veut un cadre juridique

Olivier James , , , ,

Publié le

Plusieurs industriels participent à la conférence environnementale des 14 et 15 septembre prochains.Parmi eux, Jerôme Bousquet, patron d’Eolys. Ce fabricant d'éoliennes de petite taille pour les exploitation agricoles et les particuliers (6 à 35 Kwatt), attend des dispositions claires pour le marché français.

L'industrie à la conférence environnementale (6/6) : Eolys veut un cadre juridique © Michal Sacharewicz - Flickr - C.C.

Sommaire du dossier

L'Usine Nouvelle - Quelle est la situation du petit éolien aujourd’hui en France ?
Jérôme Bousquet - Il y a une anomalie juridique dans notre secteur. Depuis la loi du 14 juillet 2007, une éolienne ne bénéficie d’un tarif de rachat de l’électricité que si elle est installée dans une zone de développement éolien (ZDE). Ces zones ont été établies loin de toutes habitations pour des questions de protection des paysages, ce qui de fait exclu le petit éolien puisque nos clients sont des particuliers ! Cette absence de cadre juridique conduit à un grand n’importe quoi. En dessous de la limite de 12 mètres de hauteur, il n’y a pas de règles pour installer une petite éolienne, au dessus ce sont les règles complexes du grand éolien qui s’appliquent.

Qu’attendez-vous de la conférence environnementale ?
Nous voulons que s’ouvre un débat avec la ministre de l’Ecologie et de l’Energie Delphine Batho. Il faut que les pouvoirs publics considèrent qu’il y a aujourd’hui une filière française dans le petit éolien avec cinq fabricants plutôt en pointe. Nous sommes en avance technologiquement. Mais comme il n’y a pas de cadre juridique, nous travaillons  essentiellement à l’export, alors que le marché français ne demande qu’à s’épanouir. Il ne manque pas grand-chose pour créer des emplois. Si l’on veut atteindre l’objectif de 23% d’énergies renouvelables dans le mix d’ici 2020, on ne peut pas faire sans nous. Nous faisons partie de la solution. Le Royaume-Uni qui, en 2009, a créé un cadre juridique a connu en trois ans une croissance de 180% du petit éolien.

Serez-vous représentés par le Syndicat des énergies renouvelables (SER) lors de cette conférence ?
Quand on voit comment le SER et le CLER (Comité de liaison énergies renouvelables) ont défendu le photovoltaïque et l’éolien, nous avons préféré nous organiser seuls. Les cinq fabricants français ont créé une association baptisée l’AFPPE (Association française des professionnels du petit éolien) et nous comptons bien faire entendre notre voix.

Propos recueillis par Camille Chandès

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