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L'Usine de l'Energie

L'industrie à la conférence environnementale (3/6) : la CFDT attend de vrais choix

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Publié le

Quinze représentants de la CFDT participeront demain, vendredi 14 septembre, et samedi 15, à la conférence environnementale organisée par le gouvernement. Patrick Pierron, le secrétaire national de la commission exécutive qui représentera la CFDT lors de la table ronde sur la transition énergétique détaille les attentes et les positions du syndicat.

L'industrie à la conférence environnementale (3/6) : la CFDT attend de vrais choix © liquidnight - Flickr - C.C.

Sommaire du dossier

L'Usine Nouvelle - Qu’attendez-vous de la conférence environnementale ?
Patrick Pierron - Nous soutenons l’idée que la transition écologique et énergétique doit participer à sortir de la crise économique et créer des emplois et des activités nouvelles. L’enjeu de cette conférence est d’avoir une feuille de route qui détaille la manière dont va se mettre en place la transition écologique mais aussi les modalités du débat public.

Le Grenelle a eu le mérite de faire émerger une prise de conscience et de mettre les différentes parties prenantes autour d’une table mais ce qui a réellement été fait se résume à une peau de chagrin. Le but de cette conférence est que chaque projet trouve son financement. Nous sommes partisans de projets moins nombreux mais financés.

Quelles sont les priorités selon vous?
La première concerne le bâtiment. C’est dans ce secteur qu’est le plus grand réservoir d’emplois notamment avec le plan isolation des logements. Il y a ensuite la question des transports et de la mobilité durable et bien sûr du mix énergétique avec le développement des énergies renouvelables en tenant compte des ressources dont dispose la France.

Il faut construire des filières, y compris dans les déchets, pour développer l’économie circulaire. Il y a des choses qui nous manquent en France. Il y a également un thème que nous souhaitons faire rajouter au programme de la conférence environnementale : c’est la sensibilisation des enfants dès l’école sur ces thèmes.
 
Qu’allez-vous proposer en matière de fiscalité écologique ?
La fiscalité écologique, telle qu’elle est faite aujourd’hui, n’a pas une fonction d’investissement à long terme. Comme tous les financements ne peuvent pas être publics, il faut trouver de nouvelles ressources. Nous sommes par exemple pour une augmentation du plafond du livret développement durable. Pourquoi se limiter à 12 000 euros ? C’est une bonne manière de financer des projets.

La fiscalité écologique doit être intégrée à la fiscalité globale. Elle doit tenir compte des revenus de manière équitable. Nous refusons l’utilisation de taxes environnementales pour financer la protection sociale. Nous allons, lors de cette conférence, remettre sur la table la Contribution climat énergie (CCE). Nous la concevons comme une nouvelle ressource pour financer une dépense publique et nous la voulons neutre pour le citoyen. Nous sommes à l’heure des choix.

Propos recueillis par Camille Chandès

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