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L’Inde veut faire la part belle au nucléaire

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La chambre basse du Parlement, à New Dehli, a voté un projet de loi visant à stimuler les investissements privés étrangers dans le secteur du nucléaire civil. L’atome représente à ce jour 3 % de la matrice énergétique dans ce pays de plus d’un milliard d’habitants où les énergies renouvelables constituent par ailleurs une priorité.

L’Inde veut faire la part belle au nucléaire © Ludovic Dupin

Considérée comme la dixième puissance économique au monde, l’Inde est toujours plus dévoreuse d’énergie, à l’instar de son puissant voisin chinois. La consommation de courant devrait doubler, voire tripler, d’ici 2020.

Très dépendante du charbon, également, l'Inde aspire à diversifier la palette de ses sources de production d’électricité. Le nucléaire s’impose comme une priorité nationale. Raison pour laquelle la chambre basse du Parlement indien a adopté le mercredi 25 août 2010 un projet de loi destiné à stimuler les investissements privés étrangers.

Ce projet voté à la hâte serait une fleur faite aux compagnies américaines, à la veille de la visite que doit faire, en Inde (en novembre) le président Barak Obama.
Des groupes fortement implantés dans l’industrie nucléaire, tels General Electric et Westinghouse, estimaient que le cadre légal actuel était défavorable aux investissements. Des zones d’ombre subsistaient, désormais gommées, sur les compensations en cas d’accident nucléaire.

La part encore prépondérante du charbon

Le gouvernement à New Dehli a projeté une monté en force de l’atome à des fins civiles ces vingt prochaines années. Il serait question de produire 60.000 MWh supplémentaires provenant des centrales nucléaires, actuellement au nombre de dix-sept. Présentement, celles-ci ne fournissent que 3 % de l’électricité consommée par les Indiens, selon le groupe Areva.
Sur son site, le spécialiste français des énergies fournit d’autres éléments sur la production d’énergie dans ce pays aux dimensions continentales où cohabitent plus d’un milliard d’habitants. 68 % du courant consommé provient du charbon, et les barrages hydrauliques contribuent à 15 % de la matrice énergétique. Le gaz représente 3 %.

La France est également sur les rangs pour équiper l’Inde en centrales. En février 2009, Areva et Nuclear Power Corporation of India Limited (NPCIL) ont conclu un protocole d'accord portant sur l'implantation de deux à six réacteurs EPR, dans l'Etat du Maharastra (Ouest du pays). Non encore ratifié à ce jour, cet accord intervenait quelques mois après que l’Inde ait été autorisée à reprendre ses échanges dans le nucléaire civil, après un embargo de plus de 30 ans.

4ème marché mondial pour l'éolien

Le groupe français lorgne également le marché des énergies renouvelables. Dans ce secteur, l’Inde est l’une des nations les plus en pointe. Actuellement, pour l’éolien, elle se distingue comme le 4ème marché mondial. Les milliers de côtes que possède l’Inde permettent d’imaginer des scénarios pour le futur assez délirants : le potentiel éolien offshore est estimé à 45.000 MW.
 

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