L'increvable B-52

Le B-52, le bombardier américain aux allures de pièce de musée, vole toujours après 60 ans d'histoire. Le New York Times dévoile les secrets de cet avion mythique.

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Crédits : CC by Mhoward

Il est surnommé le B.U.F.F (Big ugly fat fucker, soit "Gros salaud gras et moche"), il vole depuis 60 ans, et n'est pas prêt de s'arrêter. Le B-52 fait l'objet d'un article passionnant du New York Times qui révèle les secrets de la longévité du bombardier.

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76 B-52, officiellement rebaptisés Stratofortress, mais toujours surnommés B.U.F.F., font encore partie de la flotte de l'armée américaine, et devraient voler jusqu'en 2040. Pourtant, sa retraite était programmée pour 1975.

L'article retrace les soixante ans d'histoire de ce bombardier increvable. De sa première bombe nucléaire lâchée en 1956 dans l'Atoll de Bikini, aux bombes guidées par laser sur l'Afghanistan en 2006, en passant par la guerre du Vietnam. L'avion a survécu à son remplaçant, au remplaçant de son remplaçant, et au remplaçant du remplaçant de son remplaçant.

Aujourd'hui encore, les commandants de l'armée de l'air américaine poussent le Pentagone à déployer le B-52 en Syrie.

Les pilotes eux-mêmes s'étonnent de cette longévité. "J'adore le B-52", confie l'un d'eux au New-York Times. Mais c'est improbable qu'il vole encore."

"C'est comme la tour dans un jeu d'échec"

Le secret du B-52 ? Son design, répond le New-York Times. Sa robustesse lui a permis d'aller n'importe où et de larguer tout ce que le Pentagone lui demandait: des bombes atomiques aux flyers pour démotiver les troupes adverses. Mais le bombardier doit aussi sa longue carrière aux défauts de ses remplaçants : le B-1b Lancer et son radar défectueux ou le B-2 Spirit qui ne résiste pas à la pluie.

Trop démodé pour être un avion furtif, le B-52 joue le rôle du "gros avion menaçant". "C'est comme la tour dans un jeu d'échec", compare Maj. Mark Burley, un co-pilote interrogé par le journal. "Sa position suffit à changer l'attitude de votre adversaire."

Malgré les nombreuses opérations de maintenance, l'avion commence à montrer des signes de faiblesse. Lors d'un entraînement sous la pluie, une fuite d'eau a trempé les sièges et le tableau de bord. Et l'un des moteurs ne démarrait plus. Mais le B-52 a encore quelques années de vol devant lui, son remplaçant, le Long Range Strike Bomber ou B-3, n'est pas encore en production.

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