L'impact sur l'eau est de mieux en mieux pris en compte par les industriels

Plus de 120 entreprises ont accepté de participer à l’étude menée par le CDP (ex Carbon Disclosure Project) sur l’impact de leurs activités sur l’eau. Même si le bilan est plus positif que l’an passé, la transparence de l’information est pointée du doigt.

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L'impact sur l'eau est de mieux en mieux pris en compte par les industriels
80% des entreprises interrogées ont intégré la problématique de l'eau dans leur stratégie d'entreprise.

Les entreprises européennes prennent de plus en plus en compte l’impact de leur activité sur l’eau, selon l’étude menée par l’organisation internationale CDP (ex Carbon Disclosure Project) spécialisée dans l’évaluation environnementale des entreprises.

Par exemple, concernant la gestion de l’impact, 87% des entreprises interrogées analysent leur consommation d’eau et 83% leur évacuation d’eau. En revanche, seulement 38% étudient minutieusement le volume total des entrées et 22% celui des sorties d’eau de leur entreprise. Environ 46% des entreprises interrogées évaluent les risques liés à l’eau au niveau des opérations directes et de leur chaîne d’approvisionnement.

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Sur le plan stratégique, 80% des entreprises déclarent avoir inclus la problématique de l’eau dans leur stratégie et 60% ont des objectifs qualitatifs et quantitatifs déjà en place.

Impact sur l’eau, impact sur investissement

Le CDP a dressé une liste des entreprises respectant le mieux ces critères. S'en sortent avec les honneurs, L’Oréal, Unilever et Fiat Chrysler. Le bonnet d’âne revient au secteur énergétique. Seulement 12% des entreprises ont répondu. Total et Royal Dutch Shell se sont par exemple abstenus. L’ONG rappelle ainsi que les investisseurs tiennent compte de l’engagement des entreprises sur les risques matériels et les opportunités telle que l’eau. En effet, même si l’Europe est moins touchée que d’autres régions du monde aujourd’hui, elle reste concernée par la diminution des ressources en eau.

Afin d’évaluer les entreprises, l’ONG a sélectionné quatre critères d’évaluation : la transparence des informations, la prise de conscience de l’impact, la gestion de celui-ci, et enfin une direction stratégique. Question transparence, même si 42% des entreprises ont répondu, une participation en augmentation, 58% se sont abstenues. A l’échelle des 8 pays qui ont le meilleur taux de réponse, 45% des entreprises français n’ont pas répondu au CDP, les mieux placées étant les entreprises suédoises avec 22% de non-réponses.

Sur 288 entreprises européennes contactées, 121 ont répondu, soit 42%, contre 38% (113 entreprises sur 299) en 2015. Ces 121 entreprises représentent environ 60% des sociétés européennes cotées en bourse.

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