[L'image du jour] Naval Group entame la déconstruction du sous-marin nucléaire Le Foudroyant

Le démantèlement du sous-marin nucléaire lanceur d'engins Le Foudroyant, désarmé en 1998, a débuté jeudi 9 septembre sur le site de Naval Group de Cherbourg (Manche). Veolia et Neom participent au chantier, qui vise à recycler près de 90 % des quelque 6 000 tonnes de la coque du navire.

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[L'image du jour] Naval Group entame la déconstruction du sous-marin nucléaire Le Foudroyant
Le Foudroyant est le troisième SNLE français de première génération à être déconstruit.

Une page de l'histoire de la Marine nationale est en train de se tourner à Cherbourg (Manche). Un peu plus de 47 ans après sa mise en service et 23 ans après avoir pris sa retraite, le sous-marin nucléaire lanceur d'engins (SNLE) Le Foudroyant est entré dans le bassin numéro cinq du site de Naval Group jeudi 9 septembre afin d'être complètement déconstruit. Ce chantier devrait mobiliser une soixantaine de personnes jusqu'en 2023.

Un chantier prévu depuis 2016

Le navire de 120 mètres de long, troisième de la série de la première génération des SNLE français, va ainsi subir le même sort que ses deux camarades Le Tonnant (1980-1999) et L'Indomptable (1976-2005), qui ont totalement disparu en février 2020 et en août 2021. Le Terrible (1973-1996) et L’Inflexible (1985-2008) suivront d'ici à 2026, seul Le Redoutable (1971-1991), transformé en musée en 2002, sera préservé.

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Le marché de déconstruction des coques de ces navires historiques, d'une valeur de 120 millions d'euros, a été notifié à Naval Group en 2016 par la Direction Générale de l’Armement, qui avait fait retirer au préalable les installations nucléaires. Le spécialiste de la construction navale assure la maîtrise d'œuvre de ce chantier colossal, mais s'appuie notamment sur deux partenaires : la filiale de Vinci Neom, qui gère le désamiantage, et Veolia, en charge de la valorisation des déchets. Les coques des sous-marins, qui pèsent chacune environ 6 000 tonnes, seront recyclées à près de 90 %.

Bientôt une 3ème génération de SNLE

« Naval Group maîtrise l’ensemble du cycle de vie des SNLE : conception, réalisation, entretien/modernisation, démantèlement et déconstruction, souligne dans un communiqué Olivier Lezin, directeur du projet. Fort de cette maîtrise, et pour le compte de son client la Direction Générale de l’Armement, Naval Group est fier, aujourd’hui, de poursuivre avec ses partenaires, un programme totalement inédit en France ».

Le Redoutable et ses dérivés ont laissé place au Triomphant, au Téméraire, au Vigilant et au Terrible, mis en service dans la Marine nationale entre 1997 et 2010 et modernisés depuis. Mais le lancement de la troisième génération de SNLE français est d'ores et déjà prévu : le premier exemplaire doit être livré en 2035. En attendant, Naval Group est aussi pleinement mobilisé sur le programme Barracuda, dont l'objectif est de réaliser les nouveaux sous-marins nucléaires d'attaque (SNA). Les navires de classe Suffren remplaceront ceux de classe Rubis, à l'image du Perle, endommagé par un incendie en juin 2020.

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