[L'image du jour] Cette incroyable verrière accueille les visiteurs de l'hôtel de la Marine

À l’occasion des Journées du patrimoine, focus sur la nouvelle verrière de l’hôtel de la Marine, à Paris. Une pièce alliant art et technique, intégrant les nouveaux enjeux climatiques.

Partager

TESTEZ GRATUITEMENT L'ABONNEMENT À L'USINE NOUVELLE

15 jours gratuits et sans engagement

[L'image du jour] Cette incroyable verrière accueille les visiteurs de l'hôtel de la Marine
La conception de cette verrière prend en compte les problématiques de bien-être climatique.

Le week-end des 18 et 19 septembre, l’hôtel de la Marine participera aux Journées européennes du patrimoine grâce à un programme de visites guidées. Un moyen d’accroître la notoriété du bâtiment, situé à l’angle de la place de la Concorde et de la rue Royale, dans le 8e arrondissement de Paris. Depuis le 12 juin, le Centre des monuments nationaux en opère une partie, transformée en musée. Des espaces de coworking, un restaurant et prochainement un bar sont aussi intégrés à l’édifice, ouvert en 1868 et libéré par la Marine nationale en 2015. Emblème des travaux (132 millions d’euros) menés entre 2017 et 2021, une verrière de 300 mètres carrés trône au-dessus de la cour de l’Intendant.

« La verrière est conçue tel un nuage, légère et immatérielle, survolant la corniche afin de revaloriser les proportions originelles de la cour », conte Hugh Dutton, architecte. La corniche correspond à l’élément construit entre la partie du bâti de l’architecte Gabriel livrée à la fin du XVIIIe siècle et celle ajoutée au cours du XIXe siècle. Un calepinage verrier (16 tonnes de verre extra-clair), une structure en charpente métallique et câbles précontraints ainsi que des habillages en tôles inox micro-perforées composent la pièce, construite par Eiffage Métal.

Un microclimat dans la cour couverte

« Grâce à sa forme unique, cette verrière, véritable objet d’artisanat d’art, permet de faire rayonner la lumière naturelle à la manière d’un lustre ou d’un diamant au moyen des éléments de réflexion et de diffraction intégrés dans sa structure », décrit le Centre des monuments nationaux.

Le bureau d’études techniques Choulet, de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), a été mis à contribution pour « créer un microclimat qui temporise les températures extrêmes par apports minimaux ». Ainsi, le nouveau hall consomme 2,65 fois moins d’énergie qu’une solution climatisation traditionnelle et rejette 3,5 fois moins de gaz à effet de serre. L’été, une ventilation naturelle s’effectue par double flux et par apport d’air neuf par l’intermédiaire d’ouvertures. Les rayons UV sont filtrés. En hiver, un chauffage par air chaud sera mis en œuvre.

Pour admirer une partie du bâtiment sans bourse délier, la cour d’honneur est ouverte au grand public afin de créer un espace supplémentaire de promenade dans le quartier.

0 Commentaire

[L'image du jour] Cette incroyable verrière accueille les visiteurs de l'hôtel de la Marine

Tous les champs sont obligatoires

Votre email ne sera pas publié
0 Commentaire

Partager

SUJETS ASSOCIÉS
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS