L’idylle entre General Electric et la Coface réchauffe l’Elysée

Jeffrey Immelt, le PDG de General Electric, a déclaré à François Hollande qu’il envisageait de poursuivre la délocalisation en France d’activités aujourd’hui basées aux Etats-Unis. Toujours grâce au soutien de la Coface, l’assureur-crédit français.

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Le président et Jeffrey Immelt , Président-directeur général de General Electric- Crédits : compte Twitter de l'Elysée

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La Coface n’en finit pas de séduire Jeffrey Immelt, le PDG de General Electric. Et l’idylle entre le conglomérat et l’assureur-crédit français promet de beaux emplois à l’Elysée. Lors d’un entretien ce mercredi 23 septembre avec François Hollande, l’américain et le président de la République "se sont accordés pour ouvrir une seconde phase portant sur le transfert complémentaires d’activités en France pour les turbines à gaz, les turbines à vapeur et les alternateurs pour une partie des marchés de 60 Hz, dans le cadre d’un soutien complémentaire en financement export".

Une seconde phase qui vient après l’annonce la semaine dernière par GE du futur transfert de 400 emplois des Etats-Unis à la France, sur son site de Belfort (Territoire-de-Belfort), pour fabriquer des turbines à gaz de 50 Hz (le standard européen, par opposition au 60 Hz américain) suite à la promesse de financement à l’export par l’assureur-crédit hexagonal.

Belfort peut dire merci au Congrès américain, qui a empêché l’équivalent américain de la Coface, l’Ex-Im Bank, de continuer à fonctionner depuis fin juin. Belfort était le centre mondial des turbines à gaz à 50 Hz de GE mais quelques unités étaient encore fabriquées aux Etats-Unis.

400 emplois chez GE et 100 emplois chez les sous-traitants

"Toute la production sera désormais concentrée à Belfort, qui pourrait en plus fabriquer des équipements à 60 Hz pour certains appels d’offres à l’international", précise un porte-parole de GE. Aux 400 emplois supplémentaires pour Belfort (qui se concrétiseront si les contrats à l’export dans les tuyaux sont effectivement gagnés) devraient s’ajouter 100 emplois en France chez les sous-traitants de GE, selon le porte-parole. Aucun chiffre d’emploi n’est en revanche avancé en ce qui concerne la fabrication des équipements à 60 Hz.

Selon l’Elysée, Jeffrey Immelt a par ailleurs "renouvelé l’ensemble des engagements pris dans le cadre des accords avec l’Etat [concernant l’acquisition de la branche énergie d’Alstom], et notamment la création sous trois ans de 1 000 emplois nets concernant de nouvelles activités en France". Des emplois qui s’ajouteront à ceux nés des accords entre GE et la Coface.

Manuel Moragues

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