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L'heure des choix pour le spatial américain

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Les vols d'exploration habités imposeront des priorités à la Nasa. Et les financements restent à trouver.

Retourner sur la Lune à partir de 2015, poser le pied sur Mars aux alentours de... 2030. Pour lointains que soient les objectifs, l'annonce de la Maison Blanche remet la conquête spatiale à l'ordre du jour, avec pour conséquence la relance de programmes civils délaissés depuis la fin des années 80 au profit de l'espace militaire.

S'il trouve l'oreille des parlementaires pour son financement, le grand dessein de George Bush impliquera à plus court terme une réorganisation du secteur. A commencer par celle de la Nasa qui, à la peine depuis plus d'une décennie, traverse une crise profonde suite à l'accident de la navette Colombia en février 2003.

Malgré les 15 milliards de dollars qui lui sont alloués annuellement, l'agence spatiale américaine n'en finit pas d'essuyer les critiques. La règle du « faster, better, cheaper » a débouché sur des programmes manquant, aux yeux de beaucoup, d'ambition. L'externalisation de bon nombre d'activités (comme la gestion du programme des navettes confiée au consortium United Space Alliance) a révélé une importante perte de compétences et d'efficacité. Au point d'avoir conduit son administrateur Sean O'Keefe à vouloir « faire de la technologie pour la technologie ».

La feuille de route spatiale de la Maison blanche impliquera des choix. Surtout qu'aujourd'hui, il n'est guère question d'augmenter le budget annuel de la Nasa de plus de 5 % (200 millions de dollars), alors que le programme devrait absorber 12 milliards de dollars sur cinq ans. La différence viendra donc d'une révision des priorités. Un certain nombre d'activités non directement liées au nouveau programme lunaire seraient alors abandonnées.

Des efforts importants dans la robotique ou la propulsion

En revanche, trouver des successeurs aux navettes devient la priorité des priorités. D'autant plus que le Shuttle sera abandonné à l'issue de l'assemblage de la Station spatiale internationale (ISS) en 2008. Les vols d'exploration habités utiliseraient alors des véhicules dérivés de l'OSP (Orbital Spaceplane), dont l'appel d'offres doit intervenir en 2004. D'autres domaines, comme la robotique ou encore la propulsion (plasmi- que et nucléaire) devront égale- ment faire l'objet d'efforts importants.

Quoi qu'il en soit, les sommes aujourd'hui évoquées pour « marcher sur Mars » sont loin des 450 milliards de dollars qui avaient conduit à l'abandon d'un programme similaire en 1989.

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