Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine Auto

L'héritage chez Michelin de Jean-Dominique Senard, bientôt président de Renault

, , , ,

Publié le , mis à jour le 23/01/2019 À 07H56

Dialogue rénové (mais aussi contesté), internationalisation, refonte des zones géographiques et des activités... Président de Michelin depuis 2012, Jean-Dominique Senard a su imprimer son style chez l'équipementier automobile de Clermont-Ferrand. A lui désormais de trouver sa place chez Renault, dont il devrait devenir sous peu le patron à la place de Carlos Ghosn.

L'héritage chez Michelin de Jean-Dominique Senard, bientôt président de Renault
Président de Michelin depuis 2012, Jean-Dominique Senard va devoir trouver sa place chez Renault
© Luc Pérénom

Alors que Jean-Dominique Senard devrait sous peu être appelé à présider à la destinée de Renault, lui succéder chez Michelin ne sera pas chose aisée, tant la patte de ce grand patron a marqué la vie de la manufacture. Devenu président de l'équipementier automobile en 2012, celui qui n’était jusqu’alors que directeur financier de Michelin a rapidement su imposer son style.

La commandite Michelin, qui était gérée depuis ses débuts par deux ou trois co-gérants, s’est trouvée sous son ère dirigée par un seul et même homme. Jean-Dominique Senard supervise alors seul le Comité Exécutif et les directions corporate Juridique et Activités Digitales. Une petite révolution au sein du groupe de Clermont-Ferrand (Auvergne), d’autant qu’il est également le premier patron de

l’équipementier non issu de la famille Michelin. Son prédécesseur Michel Rollier ne portait certes pas le nom, mais il était bien le cousin germain de feu François Michelin.

Adepte de la diplomatie de velours



Vient alors le temps du dialogue et de la diplomatie de velours. Avec ses coéquipiers comme avec les organisations syndicales. Il tranche quand il le faut, assumant la fermeture de l’une des usines françaises en 2013, à Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire). Une décision qui entraîna la suppression de plus de 700 postes. En contrepartie, 800 millions d'euros sont investis dans les autres usines tricolores. Il est aussi celui qui relance le berceau historique de Michelin avec la refonte total du centre de R&D monde, à Ladoux, aux portes de Clermont-Ferrand. Un investissement de 280 millions d’euros, inauguré au côté de Manuel Valls, alors premier ministre, en 2016, et visité par Emmanuel Macron il y a un an.



Jean-Dominique Senard est aussi celui qui a œuvré à l’internationalisation du groupe en développant des implantations en Chine, en Inde et au Brésil, "au plus près des marchés". Des chantiers titanesques qui ont nécessité pour chacun d’eux plusieurs centaines de millions d‘investissement. Mais le plus emblématique de tous les chantiers entrepris par le gérant de la manufacture reste celui de la réorganisation mondiale du groupe, lancée en mars 2017 et effective depuis janvier 2018. "Cette profonde réforme a pour objectif d'améliorer la satisfaction des clients, de développer la responsabilisation des équipes, de simplifier les modes de fonctionnement et d'accélérer la digitalisation du groupe", explique-t-il alors.

Dans ce projet, Michelin a recréé dix zones en charge du développement des ventes et de la gestion de la relation clients : Afrique - Inde - Moyen-Orient, Amérique du Sud, Amérique Centrale, Amérique du Nord, Asie de l'Est et Australie, Chine, Europe Centrale, Europe du Nord, Europe du Sud, Europe Orientale. Des "régions" dotées de responsabilités opérationnelles renforcées.

La réforme des "lignes Business" pas encore digérée

Parallèlement, 14 "lignes Business" sont instituées. Une réforme qui marque par son ampleur et par sa forme. Tellement gigantesque qu’elle ne serait pas encore tout à fait digérée par les salariés et semble laisser des traces dans leur quotidien…

Si bien que les organisations syndicales ont dénoncé en novembre 2018 une véritable "souffrance au travail" et réclamé la nomination d’un expert. Mais sous l’ère Senard, ils ont aussi assisté pour la première fois dans l’histoire de la manufacture à l’entrée d’un représentant syndical au sein du conseil de surveillance du groupe.

Jean-Dominique Senard, l’anti Carlos Ghosn, a souvent été salué pour son côté humaniste et son ouverture aux autres. Sans occulter ses incroyables capacités à gérer Bibendum. En effet, jamais sans doute les résultats financiers de Michelin n’auront été aussi bons. En 2017, le bénéfice net de l’entreprise était encore en hausse de 1,4%, affichant 1,7 milliard d’euros de bénéfices nets. Un nouveau plus haut historique...

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Les entreprises qui font l'actu

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle