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L'Usine de l'Energie

L'exploitation du gaz de schiste au Texas ne fait pas le bonheur de Total

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Christophe de Margerie, PDG du groupe pétrolier français, dresse un bilan des investissements de Total dans le gaz de schiste aux Etats-Unis et compte " mettre la pédale douce"  sur les investissements concernant les gaz secs.

L'exploitation du gaz de schiste au Texas ne fait pas le bonheur de Total © D. R.

"(Au Texas) ce n'est pas terrible, car nous avons investi sur la base de prix du gaz beaucoup plus élevés que ceux d'aujourd'hui", a dit Christophe de Margerie dans une interview au quotidien Le Monde daté du 11 janvier.

"Notre acquisition au Texas se traduit par une perte sérieuse qui ne remet en cause, bien évidemment, ni les résultats de Total ni son développement", ajoute le PDG, précisant que, dans l'Ohio, les caractéristiques du gaz extrait permettent une meilleure rentabilité.

Les études de rentabilité réalisées par Total pour l'exploitation de gaz de schiste au Texas et dans l'Ohio tablaient sur un prix du gaz quasiment deux fois plus élevé que le cours actuel, explique-t-il. Le prix du gaz se situe actuellement à 3,2 dollars le million de BTU, tandis que la société a travaillé sur un prix à 6 dollars.

Depuis quelques années, l'exploitation des gaz de schiste aux Etats-Unis a bouleversé la donne économique, dopant notamment la compétitivité du pays.

Interrogé sur l'avenir des investissements de Total aux Etats-Unis, Christophe de Margerie répond que son groupe allait "mettre la pédale douce" concernant les gaz secs, comme ceux exploités au Texas.

"Nous allons en revanche continuer nos investissements dans d'autres pays où les marchés sont porteurs, comme la Chine, la Pologne et le Danemark, où nous devrions commencer un forage d'exploration cette année", a-t-il ajouté.

En France, la technique de la facturation hydraulique, la seule actuellement disponible pour extraire ce gaz emprisonné dans la roche, a été interdite en 2011 en raison des risques environnementaux.

François Hollande a récemment appelé les chercheurs et les entreprises à travailler sur des techniques alternatives à la fracturation hydraulique.

Total étudie avec l'université de Pau la possibilité de fracturer la roche par arc électrique mais cette technique n'est pas concluante, estime également Christophe de Margerie, ajoutant que 10 à 15 ans seront nécessaires pour "développer une technologie de rupture".

La France pourrait posséder les deuxièmes réserves européennes de gaz de schiste, soit environ 90 années de consommation actuelle mais aucune étude de terrain, nécessitant des forages exploratoires, n'a été réalisée.

(avec Reuters, Marion Douet, édité par Yves Clarisse)

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