L'exécutif plus optimiste sur la croissance et les déficits

PARIS (Reuters) - Le gouvernement français a revu en hausse ses prévisions de croissance de l'économie et en baisse celles de déficit et de dette publics dans le programme de stabilité annuel qui doit être présenté mercredi en conseil des ministres.
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L'exécutif plus optimiste sur la croissance et les déficits
Le gouvernement français a revu en hausse ses prévisions de croissance de l'économie et en baisse celles de déficit et de dette publics dans le programme de stabilité annuel qui doit être présenté mercredi en conseil des ministres. /Photo d'archives/REUTERS/Gonzalo Fuentes

Il table désormais sur une hausse du produit intérieur brut (PIB) de 2,0% en 2018 comme en 2019, contre 1,7% pour les deux années auparavant, selon des documents diffusés mardi par Bercy.

Après une année 2017 meilleure que prévu en termes de croissance (2,0% contre 1,7% attendu) et qui a permis à la France de dépasser son objectif de réduction du déficit, - en le ramenant à 2,6% alors que le gouvernement l'attendait à 2,9% du PIB -, ce document annuel destiné à la Commission européenne fixe une trajectoire des dépenses publiques qui s'améliorera aussi plus rapidement qu'escompté précédemment.

Le déficit public serait ramené à 2,3% du PIB en 2018 avant de remonter à 2,4% du PIB en 2019, année où il accusera l'impact de transformation du CICE (crédit d'impôt compétitivité emploi) en baisse de charges pérennes. Et surtout les finances publiques de la France sortiraient du rouge en 2022, une première depuis 1974, avec un excédent entrevu à +0,3% du PIB.

Dans la loi de programmation des finances publiques promulguée en janvier, le gouvernement anticipait encore un déficit public à 0,3% du PIB en 2022.

Dans ce contexte, les prévisions sont également plus favorables pour la dette publique, qui devrait commencer à refluer dès cette année (à 96,4% du PIB contre 97,0% en 2017), alors que le gouvernement prévoyait auparavant qu'elle n'atteigne son point culminant que l'an prochain.

Le document ne fait aucune mention d'une reprise éventuelle par l'Etat de tout ou partie de la dette de 46 milliards d'euros de la SNCF, qui représente plus de deux points de PIB et qui est un des enjeux du bras de fer entamé avec les syndicats du groupe public sur la réforme du secteur ferroviaire.

(Myriam Rivet et Leigh Thomas, édité par Yann Le Guernigou)

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