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L'ex-patron de Framatome pour redresser Gantois

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Mené par l'ancien patron de Framatome, le fabricant vosgien de tissu métallique, grillage et tôle perforée doit moderniser ses structures et son management. Après de lourdes pertes, et soutenu par un fonds d'investissement, il veut relever la tête.

Après 33 millions d'euros de pertes cumulées en 3 ans, et un dépôt de bilan en 2004, Gantois verra-t-il le bout du tunnel ? Repris à 85 % en décembre par le fonds britannique Sisu Capital, le fabricant de tôles perforées et de tissages métalliques de St-Dié-des-Vosges compte profiter d'une nouvelle impulsion avec l'arrivée de Dominique Vignon au poste de directeur général. Cet X-Ponts, ancien président de Framatome et président du conseil d'administration de Gemplus a pris ses fonctions le mois dernier, tenté, assure-t-il, « par l'exercice de fonctions opérationnelles dans une structure à taille humaine ». Sa première décision ? Intéresser les commerciaux aux résultats. Une première chez Gantois.

Dans une entreprise aux méthodes de management dépassées, Dominique Vignon compte d'abord s'attaquer à la structure des coûts. Les charges indirectes, très élevées (plus de 10 millions d'euros), ont continué de peser sur l'entreprise. En cause ? Un stockage excessif de matières premières, la redondance des sites, voire la gabegie au quotidien. Un outil de gestion intégré sera donc mis en place sur les différents sites. Ces dernières années, l'entreprise avait déjà, par ailleurs, cédé plusieurs filiales dont Tolmega (tôle perforée), mené deux plans sociaux et supprimé 30 % des effectifs. Dans le même temps, le chiffre d'affaires se réduisait de 10 % en 2004 et de 5 % en 2005.

Un contexte florissant

Malgré les pertes, et 30 millions de dettes à rembourser sur dix ans, « Gantois est porté par un marché du bâtiment florissant, pour lequel il fournit des grillages et des clôtures de sécurité », assure le directeur général. Cette activité constitue 25 % de son chiffre d'affaires et progresse de 6 % par an. Le métal retrouve notamment grâce auprès des collectivités territoriales car il résiste finalement mieux au temps et aux actes de vandalisme que d'au-tres équipements tels que le plastique.

Mais le plan de relance passe aussi par la reconquête des marchés de l'industrie - toujours 45 % du chiffre d'affaires du groupe. Des secteurs clients tels que la verrerie de flaconnage ou les convoyeurs pour fours se sont déplacés vers l'Est. « Nous avons aussi été pénalisés par nos prix parfois trop élevés », reconnaît Michel Petel, le directeur de la distribution spécialisée. Certains clients ont constitué des stocks de sécurité au moment du dépôt de bilan de l'été 2004. Cela se traduit aujourd'hui par un carnet de commandes insuffisant en toiles métalliques, estimé à six semaines.

Reconquérir des marchés

Aujourd'hui, Dominique Vignon estime que le groupe peut « viser dans l'industrie le même taux de croissance que dans le bâtiment ». Selon lui, le site roumain à bas coût de Chisoda près de Timisoara « a les moyens d'attaquer ces marchés dans les pays de l'Est ». Recapitalisé à hauteur 10 millions d'euros, Gantois songerait même à s'offrir des acquisitions, notamment à l'Est.

A côté de ces marchés de reconquête, le groupe peut toujours s'appuyer sur ses productions de haute technicité. Il fournit de longue date des composants en tissus métalliques haut de gamme pour l'automobile, l'aéronautique et la défense. Ses tissus maillés sur 20 microns atténuent la pollution sonore à l'entrée des réacteurs de l'A380 et ses toiles de blindage font merveille pour masquer l'écho des radars sur les frégates de la Marine. « Gantois sera déficitaire en 2006, mais nous espérons le retour aux bénéfices dès 2007 », souligne Dominique Vignon. Symbole, la cotation du groupe en Bourse a repris vendredi dernier.

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