L’Europe veut diviser par dix le coût et la consommation des serveurs

En utilisant l’intégration électronique 3D et les technologies de processeurs embarquées dans les mobiles, le projet européen Eurocloud veut mettre le serveur dans une puce 3D. Objectif : diviser par dix à la fois le coût et la consommation d’énergie des serveurs de cloud computing.

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L’Europe veut diviser par dix le coût et la consommation des serveurs

Diviser par dix à la fois le coût et la consommation d’électricité des serveurs qui fourniront la puissance du cloud computing : telle est l’ambition du projet européen Eurocloud. Piloté par ARM, le concepteur britannique du cœur de processeur éponyme, il associe aussi Nokia, l’institut de recherche microélectronique belge IMEC, l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) et l’université de Chypre. Démarré en janvier 2010, il représente un budget de 5,4 millions d’euros sur 3 ans, dont 3,3 millions de financement de la Commission européenne.

Aujourd’hui, les serveurs informatiques s’appuient sur des microprocesseurs à architecture X86 (fabriqués par Intel et AMD) ou des architectures propriétaires comme le Power d’IBM ou Sparc d’Oracle. L’objectif des chercheurs européens est d’adapter l’architecture ARM au cœur aujourd’hui de la plupart des smartphones et tablettes. Cette technologie offre l’avantage de consommer moins d’énergie, ce qui explique son emploi dans les mobiles.

Réduire l'encombrement

Pour amplifier l’avantage de sobriété énergétique, les chercheurs européens misent sur l’intégration électronique 3D, ce qui conduit à réduire aussi l’encombrement. L’idée est de combiner dans la même puce des centaines de cœurs ARM (modèle Cortex-A) et un module mémoire vive réalisé par empilage de plusieurs mémoires Dram. Ce mode d’intégration verticale diminue les interconnexions, et donc la consommation électrique, par rapport à l’assemblage traditionnel mettant les différents éléments du circuit cote à cote. Résultat : le serveur se réduit à une puce. Le prototype virtuel obtenu à ce stade montre qu’il est possible de réduire les besoins en électricité de 90% par rapport aux serveurs traditionnels actuels.

Ces résultats pourraient rendre les investissements dans les datacenters plus abordables et favoriser l'essor d'une industrie européenne de coud computing, avec la promesse pour les entreprises utilisatrices de services d’informatique en nuage de réaliser des milliards d'euros d’économie, selon la Commission européenne. Ce développement ferait aussi de l’Europe le cœur de l’informatique verte dans le monde un domaine dominé aujourd’hui par des entreprises plutôt américaines.

Pour plus d’informations sur le projet Eurocloud

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