L'Europe finit en baisse, lésée par Ericsson et les banques

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en nette baisse mardi, après la chute d'Ericsson et le repli des valeurs bancaires dans le sillage de la Bourse de New York où les résultats de Goldman Sachs ont déçu.
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L'Europe finit en baisse, lésée par Ericsson et les banques
Les Bourses européennes ont terminé en nette baisse mardi, après la chute d'Ericsson et le repli des valeurs bancaires dans le sillage de la Bourse de New York où les résultats de Goldman Sachs ont déçu. À Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 1,09%. Le Footsie britannique a cédé 0,19% et le Dax allemand 1,25%. /Photo d'archives/REUTERS/Benoît Tessier

À Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 1,09% (-56,9 points) à 5.173,27 points. Le Footsie britannique a cédé 0,19% et le Dax allemand 1,25%.

L'indice EuroStoxx 50 a lâché 1,07%, le FTSEurofirst 300 1,09% et le Stoxx 600 1,11%.

A Wall Street, le Dow Jones et le S&P-500 évoluaient en repli à l'heure de la clôture européenne, pénalisés par les mauvaises performances de plusieurs grandes groupes américains.

Ericsson a dégringolé de 15,59% à la Bourse de Stockholm, la plus forte baisse du Stoxx 600. L'équipementier télécoms a été pénalisé par une perte d'exploitation plus élevée que prévu au deuxième trimestre et un abaissement de sa prévision de performance du marché des infrastructures mobiles, ce qui constitue un nouveau coup dur pour le groupe suédois qui tente de renouer avec la rentabilité.

Ericsson a fait reculer l'indice sectoriel des valeurs technologiques de 1,83%, la plus forte baisse européenne, entraînant l'action Nokia (-3,31%) en queue de peloton du CAC 40 parisien.

La deuxième plus forte baisse du Stoxx 600 est revenue au groupe de mode en ligne Zalando qui a chuté de 5,89% à Francfort après avoir fait état d'un ralentissement de la croissance de ses ventes au deuxième trimestre.

Le secteur bancaire européen (-1,61%) a enregistré sa plus forte baisse en deux mois dans le sillage des valeurs financières à New York (-0,61%), lésées notamment par la baisse de Goldman Sachs qui perdait 2,5% au moment de la clôture en Europe.

La banque d'affaires a annoncé une chute de 40% de ses revenus du trading obligataire, dans un contexte de faible activité sur les marchés de taux qui a pesé sur les résultats de toutes les grandes banques américaines le trimestre dernier.

Deutsche Bank a perdu 2,51%, Barclays 1,91% et Société générale 1,64%.

L'immobilier est l'unique compartiment européen à finir la séance en territoire positif, avec un gain de tout juste 0,21%. A Paris, Unibail Rodamco a gagné 0,61%, l'une des rares progressions du jour.

Sur le marché des changes, le dollar a encore cédé du terrain, affaibli par le nouveau revers essuyé par l'administration Trump au Sénat avec la réforme du système d'assurance santé.

Ce nouvel échec nourrit les doutes sur la capacité du pouvoir à faire aboutir ses autres projets et notamment la réforme fiscale, que la majorité républicaine de la Chambre des représentants veut voir subordonnée à la baisse des dépenses publiques.

La monnaie américaine évolue à un plus bas de 10 mois face à un panier de six devises de référence tandis que l'euro prend près de 0,8% face au dollar, atteignant ainsi un plus haut de 14 mois à 1,157 dollar.

Les chiffres mensuels de l'inflation en Grande-Bretagne ont fait état d'un ralentissement inattendu de la hausse des prix pour la première fois depuis octobre dernier, accentuant la probabilité d'un statu quo de la Banque d'Angleterre en août.

"Le discours de la Banque d'Angleterre a pris un ton de plus en plus restrictif ces dernières semaines", déclare Ben Brettell, économiste chez Hargreaves Lansdown. "Cependant, si le recul actuel de l'inflation marque le début d'une décélération durable, la pression sur la Banque d'Angleterre pour augmenter ses taux d'intérêt va s'atténuer".

L'indicateur a fait reculer d'environ 5 points de base le rendement du Gild à 10 ans à 1,209%.

Il a également accentué le recul de la livre sterling face au dollar, touchant en séance un plus bas à 1,3002 dollar après avoir grimpé à 1,3125 dollar avant la publication. La devise britannique a cédé du terrain face à l'euro et cotait à la cloture à environ 0,888 euro.

Sur le marché pétrolier, le Brent et le brut léger américain gagnent environ 0,70% en raison d'une hausse de la demande.

(Laetitia Volga, édité par Véronique Tison)

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