L'Europe finit dans l'hésitation, les rendements en hausse

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé vendredi en ordre dispersé, diminuant leurs pertes avec la hausse de Wall Street, dans un contexte marqué par les interrogations sur le rythme du resserrement monétaire des banques centrales et la hausse des rendements.
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L'Europe finit dans l'hésitation, les rendements en hausse
Les Bourses européennes ont terminé vendredi en ordre dispersé. À Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 0,14%. Le Dax allemand a fini de peu dans le vert (+0,06%), le Footsie britannique gagnant pour sa part 0,19%. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau

À Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 0,14% (7,24 points) à 5.145,16 points. Le Dax allemand a fini de peu dans le vert (+0,06%), le Footsie britannique gagnant pour sa part 0,19%, favorisé par la baisse de la devise britannique.

L'indice EuroStoxx 50 a pris 0,05%, le FTSEurofirst 300 a cédé 0,12% et le Stoxx 600 a reculé de 0,07%.

Sur la semaine, le CAC a gagné 0,48%, le Dax 0,52%, le FTSE 0,42% et le Stoxx 600 0,21%.

La hausse des rendements des emprunts d'Etats en Europe a une nouvelle fois pesé sur le marché actions pour la dernière séance de la semaine, les investisseurs anticipant une normalisation de la politique monétaire de la Banque centrale européeene (BCE).

Le rendement du Bund allemand de référence à dix ans a atteint en séance un nouveau plus haut depuis janvier 2016 à 0,58%. L'OAT français de même durée navigue autour de 0,94%.

La publication du compte-rendu de la dernière réunion de la Banque centrale européenne (BCE) a laissé entendre que l'institution pourrait franchir une nouvelle étape dans le processus de désengagement de sa politique d'assouplissement quantitatif avec un possible abandon de l'engagement à augmenter ses achats de titres obligataires en cas de besoin.

A l'heure de la clôture en Europe, les indices de Wall Street sont en hausse, portés par la nette amélioration du nombre d'emplois créés au mois de juin, ce qui conforta la vigueur du marché du travail et l'hypothèse de la poursuite du resserrement monétaire par la Réserve fédérale.

L'économie américaine continue à créer des emplois et à croître à un rythme soutenu, avec un bon niveau de confiance des investisseurs et des consommateurs et des signaux modérés de risque sur les marchés financiers, a déclaré vendredi le Réserve fédérale dans son rapport de politique monétaire au Congrès.

Le rendement des Treasuries à 10 ans a accru ses gains à un plus haut de près de deux mois à 2,39%.

A l'heure de la clôture en Europe, le Dow Jones gagne 0,48%, le Standard & Poor's 500 avance de 0,67% et le Nasdaq prend 1,10% avec le rebond des valeurs technologiques.

Aux changes, l'euro se traite à 1,1382 dollar. Le dollar gagne de son coté 0,3% face à un panier de devises de référence. La livre sterling recule nettement, à 1,2879 dollar, touchée par une baisse de la production industrielle britannique renforçant les doutes sur la croissance économique pour le reste de l'année.

Sur les marchés pétroliers, les cours chutent, de nouveau pénalisés par les craintes d'une surabondance de l'offre après les statistiques montrant une hausse de la production aux Etats-Unis.

Le Brent abandonne 2,62% et le brut léger américain 2,59%.

Le secteur pétrolier affiche l'un des plus net replis en Europe (-1,16%). Petrofac a cédé -3,4% et TechnipFMC 2,7%.

Carrefour (-4,62%) a accusé la plus forte baisse du CAC parisien au lendemain de la publication de son chiffre d'affaires trimestriel. Les analystes soulignent que la croissance solide des derniers mois a été assurée par une politique de prix et de promotions préjudiciable aux marges.

Le compartiment des médias (-1,42%), plus forte baisse sectorielle en Europe, a été pénalisé par une note sectorielle des analystes d'Exane BNP Paribas. L'intermédiaire a également abaissé son conseil sur Publicis (-4,43%) et WPP (-2,55%), s'interrogeant sur l'adaptation des deux groupes à l'évolution rapide du marché.

En dépit de la remontée des taux, le compartiment des 'utilities' - fortement endetté et donc habituellement pénalisé par la hausse des rendements obligataires - signe la seule progression sectorielle en Europe, porté par la progression de 2,87% de Centrica.

Des traders citent des informations de presse faisant état de multiples marques d'intérêt pour le groupe britannique, qui valoriseraient Centrica jusqu'à 300 pence.

A Paris, Veolia Environnement a signé la plus forte hausse du CAC 40 (1,69%).

(Laetitia Volga, édité par Patrick Vignal)

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