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L'Usine Santé

L'Europe fait machine arrière sur les perturbateurs endocriniens

Astrid Gouzik , ,

Publié le

Le Parlement européen a rejeté, le mercredi 4 octobre, la définition des perturbateurs endocriniens proposée par la Commission européenne. 

L'Europe fait machine arrière sur les perturbateurs endocriniens © European Union 2013 - EP Louise WEISS building - Architecture Studio

C’est reparti ! Après des mois de tergiversations, la Commission européenne avait fini par tomber d’accord et les représentants des États membres de l’Union européenne avaient adopté, le 4 juillet dernier, les critères de définition des perturbateurs endocriniens. Le répit aura été de courte durée puisque ce 4 octobre, le Parlement européen a rejeté les critères proposés par la Commission.

"Cela fait huit ans que nous nous battons pour la mise en œuvre de critères d’identification des perturbateurs endocriniens. La proposition de la Commission, bien qu’imparfaite, permettait à l’Union européenne d'être, une fois de plus, à l'avant garde en matière de protection de la santé et de l’environnement. Ce vote est irresponsable", ont déploré Françoise Grossetête et Angélique Delahaye, membres de la commission de l’Environnement et de la Santé. "C’est un saut dans l’inconnu. Le véto du Parlement va obliger la Commission à revoir sa copie et à s’engager dans de nouvelles négociations interminables avec les États membres. La mise en œuvre de critères ambitieux sera de nouveau retardée", ont-elles ajouté.

"Des incertitudes pénalisantes"

L’air est à peu près le même du côté de l’Union des industries chimiques (UIC) qui estime que "le Parlement européen manque l’opportunité d’avancer vers la structuration réglementaire du sujet que l’industrie de la chimie demande". "Cela ouvre à nouveau un chapitre d’incertitudes pénalisantes pour notre industrie" a déclaré Magali Smets, directrice générale de l’UIC.

En juillet dernier, lorsque la définition avait été adoptée par la Commission, les ONG avaient fermement objecté. "La charge de preuve demandée (pour établir un lien de causalité entre un mode d’action endocrinien et un effet négatif et irréversible, ndlr) est telle que les délais d’identification seront très compliqués et très longs, ce qui va à l’encontre du principe de précaution", reprochait alors France Nature Environnement.

Le texte va maintenant repartir dans les dédales de la Commission européenne… pour des heures de débat houleux !
 

 

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