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L’Europe et la Russie vont-ils reporter la mission ExoMars 2020 ?

Simon Chodorge , , , ,

Publié le

La mission européenne ExoMars 2020 va-t-elle être retardée ? Les dirigeants de l'Agence spatiale européenne (ESA) et de Roscosmos doivent s'exprimer le 12 mars sur l'avenir du projet. Le report d'un test des parachutes de la mission fait redouter un report à 2022.

L’Europe et la Russie vont-ils reporter la mission ExoMars 2020 ?
L'ESA a mené en décembre 2019 des tests au sol sur les parachutes de la mission ExoMars 2020 en collaboration avec la NASA.
© NASA/JPL-Caltech

La fenêtre de lancement pour la mission ExoMars approche dangereusement. Et l’Agence spatiale européenne (ESA) n’a toujours pas résolu ses problèmes de parachute. Une réunion entre l’ESA et Roscosmos est prévue jeudi 12 mars à Moscou (Russie). À cette occasion, les deux agences doivent s’exprimer sur l’avenir du programme européen à destination de la planète Mars.

L’ESA et Roscosmos vont discuter de leur “préparation au lancement”

Le directeur général de l’ESA, Jan Wörner, doit retrouver le directeur général de Roscosmos, Dmitri Rogozine, pour “discuter de la coopération entre les deux organisations, notamment de l’état d’avancement du projet ExoMars et de sa préparation au lancement”, indique l’ESA dans un communiqué.

Les deux dirigeants “ont reçu le 3 février 2020 une évaluation préliminaire de l’équipe conjointe du projet concernant les travaux en cours nécessaires pour autoriser le lancement et ils ont demandé que des évaluations supplémentaires soient effectuées”, ajoute l’Agence spatiale européenne.

Officiellement, la fenêtre de lancement pour la mission ExoMars s’étend du 26 juillet au 11 août 2020. Une fusée Proton doit décoller de Baïkonour (Kazakhstan) avec le rover Rosalind Franklin pour déterminer l’éventuelle présence d’une vie actuelle ou passée sur la planète rouge.

Problèmes lors des tests des parachutes

Les rumeurs d’un éventuel report s’intensifient alors que l’ESA rencontre toujours des problèmes avec les parachutes du module de descente. Ce sont ces équipements qui doivent aider la plate-forme d’atterrissage Kazatchok et le rover à se poser en douceur sur la surface martienne.

En mai et en août 2019, deux tests essentiels menés en haute altitude se sont soldés en échec. Un autre test était prévu pour février 2020 en collaboration avec le Jet Propulsion Laboratory de la NASA. Entre temps, en décembre 2019, l’ESA faisait état de résultats enthousiasmants lors d’essai au sol. Hélas, les nouvelles tentatives en haute altitude auraient été reportées de février à mars selon Ars Technica.

En parallèle, la BBC a rapporté un défaut de colle dans les charnières qui relient les panneaux solaires au rover qui se trouve actuellement sur le site Thales Alenia Space de Cannes (Alpes-Maritimes). Même si le problème ne serait pas sérieux et pourrait être facilement corrigé, il renforce les inquiétudes sur le calendrier de la mission ExoMars.

La priorité : éviter un nouvel échec

Naturellement, l’annonce d’un report représenterait une mauvaise nouvelle pour l’ESA. D’autant plus que la Chine, les États-Unis et même les Émirats arabes unis prévoient de lancer des missions vers Mars en 2020.

La sécurité de la mission reste la principale priorité de l’ESA et Roscosmos. Les deux agences vont tout faire pour éviter de reproduire l’échec de 2016 lorsque la sonde européenne Schiaparelli s’était écrasée sur la surface de Mars. Pour l’instant, seuls les États-Unis ont réussi à maintenir le contact avec des appareils scientifiques sur le sol de la planète rouge.

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