L'Europe encourage l'innovation dans l'automobile

A qui pourrait penser que l’automobile du futur pâtit d’une certaine inertie en Europe, voici de quoi évoluer sur le sujet. Bruxelles vient de nouveau de se prononcer pour une voiture plus neutre pour l’environnement. Elle pousse notamment les constructeurs à innover en conséquence. Le point sur les principales orientations en cours.

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L'Europe encourage l'innovation dans l'automobile

"L’Union européenne entend encourager les constructeurs automobiles à investir dans les technologies de réduction des émissions de CO2", a annoncé clairement la Commission européenne, le mardi 30 août. Même si elle l'a déjà fait par le passé, elle réaffirme ainsi sa volonté de lutter contre le changement climatique avec trois objectifs à atteindre d’ici 2020 : réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 20 %, produire 20 % de son énergie à partir de sources renouvelables et réduire sa consommation énergétique de 20 %.

Et pour y parvenir, l’Europe pousse les industriels de l’automobile à évoluer en ce sens. Ils sont une cible privilégiée. Aujourd’hui, la circulation automobile est responsable de 12 % des émissions européennes de CO2. Pour respecter le plan Europe 2020, les voitures immatriculées dans les pays membres devront dégager moins de 95g/km en 2020 et 130g en 2013.

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Pour motiver les industriels, la Commission use de la carotte et du bâton. Le fabricant devra payer un malus pour chaque gramme au kilomètre au dessus des normes. Ce malus s'élève à 5 euros pour le premier gramme de dépassement, 15 euros pour le second, 25 euros pour le troisième, et 95 euros pour chaque gramme en plus. À partir de 2019, dès le premier gramme de dépassement, ils leur en coûtera 95 €.

Des innovations certifiées

Côté incitation positive, c’est l’innovation qui est favorisée. Une nouvelle directive votée le 25 juillet 2011 encourage les constructeurs à investir dans de nouvelles technologies de réduction des émissions. Si un industriel parvient à obtenir une "éco-innovation de plus de 7 grammes de CO2 au kilomètre". Par exemple, les panneaux solaires convertissant la lumière du soleil en énergie électrique peuvent être considérés comme une éco-innovation. En revanche, un gain énergétique pour le système embarqué de musique ne pourra pas être reconnu comme telle.

Les innovations reconnues seront certifiées et des encouragements financiers seront mis en œuvre, même si on ignore encore le montant. Les constructeurs pourront bénéficier des prêts préférentiels pour financer leur recherche et développement. Et l'Association des constructeurs automobiles européens souligne que déjà des projets automobiles électriques et hybirdes ont été financé par l'Europe.

En parralèle, le programme européen LIFE+ est doté d’un budget total de 2,143 milliards d’euros. Cet instrument financier a pour but de soutenir des innovations environnementales. Dans ce cadre, les constructeurs pourront être aidés dans leur démarche. Aujourd’hui 244 millions d’euros ont été apporté à 183 projets en Europe. Renault par exemple en bénéficie déjà pour son projet ICARRE 95 qui vise à recycler 95% des véhicules usagers.

L’autre mesure réitérée dans le communiqué du mardi 30 août est la réduction des quotas d’émissions de CO2 par les industriels. Les quotas ont été lancé en 2005 et diminuent progressivement jusqu’à 2020. Une baisse de 21% est prévue. Le plafond descend et les entreprises pourront moins acheter de quotas. Et pour ne pas débourser pour acheter des crédits à d’autres entreprises, l’éco-innovation devient indispensable dans toutes les filières.

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