L'Eurogroupe exprime ses inquiétudes face à l'euro fort

Hier, les ministres des Finances de la zone euro se sont dits « préoccupés par les mouvements de change excessifs » qui handicapent les exportations de leurs entreprises.

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L'Eurogroupe exprime ses inquiétudes face à l'euro fort
La devise européenne a encore atteint un nouveau record hier à 1,5275 dollar pour un euro, alors que la seuil emblématique de 1,5 dollar avait été dépassé mardi dernier. A 10h (GMT), un euro valait 1,5192 dollar.

« Les marchés surréagissent par rapport aux indicateurs de court terme. Les taux de change actuels ne reflètent pas à suffisance les données fondamentales », a déclaré Jean-Claude Juncker, président de l'Eurogroupe. Peu habitué à intervenir au sein de l'Eurogroupe, le président de le banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, considère « comme très important ce qui a été affirmé et réaffirmé par les autorités américaines selon lesquelles la politique du dollar fort est dans l'intérêt des Etats-Unis ».

Si les ministres européens des Finances estiment que les fondamentaux de la zone euro sont bons et qu'un plan de relance n'est pas nécessaire, les derniers indicateurs semblent préoccupants. Pour Eurostat, l'inflation a tourné autour de 3,2 % en février, loin de l'objectif maximum de 2 % fixé par la BCE. Tandis qu'en janvier, l'indice de l'activité manufacturière reculait (de 52,8 à 52,3) au plus bas depuis octobre, selon l'enquête mensuelle RBS-NTC.

Dans ce contexte, la déclaration du directeur général du fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn, sur la « surpuissance » de la BCE et sa responsabilité dans « le problème de l'euro », a été mal accueillie. Joaquim Almunia, commissaire européen aux affaires économique et monétaire, a souligné que « la BCE est indépendante et elle fait un très bon boulot ». « Nous ne partageons pas l'analyse nouvelle qui consiste à dire que la banque centrale est superpuissante (...) puisque l'état des lieux reflète exactement le texte adopté (NDLR : le traité de Maastricht) par référendum par le peuple français, événement dont M. Strauss-Khan se rappellera sans aucun doute », a surenchéri Jean-Claude Juncker.

Jeudi, la BCE tient une réunion sur la politique monétaire. Face aux inquiétudes inflationnistes, son taux directeur devrait être maintenu à 4 %.


Matthieu Maury avec Reuters

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