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L’Euro fluctue au rythme de la crise grecque

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L’euro fluctue au rythme de la gestion de crise du gouvernement de Georges Papandréou, premier ministre grec. Chronique d’une hausse de la monnaie européenne de courte durée.

Hier, l’euro était à son plus haut niveau depuis deux semaines. Mercredi, l’euro est même repassé au-dessus de 1,37 dollars, peu après 16h GMT (17h en France). La hausse de l’euro a été soutenue par l’adoption, hier, d’un nouveau train de mesures d’austérité par le gouvernement grec. Ce plan devrait permettre de réduire de 4,8 milliards d’euros – soit environ 2% du PIB – le déficit public du pays. Cette action a immédiatement été saluée par Bruxelles et la monnaie s’est valorisée dans l’heure. «  Les nouvelles mesures suivent les recommandations de l'Union européenne (UE), mais il est cependant encore trop tôt pour dire si cela sera suffisant pour convaincre les marchés », de la capacité de la Grèce à sortir du gouffre d'endettement où elle se trouve, tempérait de son côté David Jones, analyste chez IG Index, interrogé par l’AFP.  

«  Mercredi, la raison majeure de la valorisation de l’euro était lié à l’accord grec. Cela a redonné de la stabilité à la zone », synthétise Philippe Waecheter, économiste chez Natixis Asset .  «  Avec les engagements de la Grèce , les investisseurs ont été rassurés sur le moment. Mais, personnellement, je parierai plus sur une revalorisation du dollar avec un euro entre 1,33 et 1,35 dollars », rajoute-t-il. Et, l’actualité semble lui avoir donné raison. La devise européenne revient ainsi à 1,3360 $ ce jeudi, face au manque d’action des pays de la zone euro envers la Grèce. Pour le moment, l'euro reste en baisse face au dollar, sur un marché sans grande direction après le maintien inchangé, comme prévu, des taux directeurs de la Banque centrale européenne. La revalorisation de l’euro était de courte durée, juste un effet d’annonce.

Aujourd’hui, des doutes persistent sur la capacité du pays à faire face seul à sa très lourde dette publique. Et, même si le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, a réaffirmé aujourd’hui qu'une sortie de la Grèce de la zone euro était à ses yeux une "hypothèse absurde", l’Union européenne tarde à agir. Angela Merkel semble agir dans ce sens et encourager les pays membre à adopter une ligne dure vis-à-vis de laGrèce. De son côté, Georges Papandréous avait déclaré hier qu’en retour de ses efforts, «  le peuple grec attend la solidarité de l’Europe […] Il s’agit de l’autre partie de l’accord avec l’Union ». Et il avait alors ajouté qu’il n’excluait pas de se tourner vers le FMI si l’Union européenne «  ne lui apportait pas son soutien ». Ce scénario serait considéré comme un échec de la zone euro sur ce dossier ultra-sensible. Alors un risque de forte dévaluation de la monnaie commune planerait sur la zone euro.

Morgane Remy

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