L'euphorie du déconfinement l'emporte encore, espoir dans la BCE

Publié le

par Marc Angrand

L'euphorie du déconfinement l'emporte encore, espoir dans la BCE
Wall Street est attendue en hausse mardi et les Bourses européennes évoluent à des plus hauts de près de trois mois. À Paris, le CAC 40 gagne 2,09% vers 11h00 GMT. A Londres, le FTSE 100 prend 0,96% et à Francfort, le Dax avance de 3,91%. /Photo d'archives/REUTERS/Kai Pfaffenbach
© Kai Pfaffenbach

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue en hausse mardi et les Bourses européennes évoluent à des plus hauts de près de trois mois, l'euphorie suscitée par la reprise de l'activité économique l'emportant sur la dégradation des relations entre les Etats-Unis et la Chine d'une part, sur les tensions sociales aux Etats-Unis d'autre part.

Les contrats à terme sur les principaux indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en hausse de plus de 0,5%.

À Paris, le CAC 40 gagne 2,09% à 4.862,39 points vers 11h00 GMT, au plus haut depuis le 10 mars. A Londres, le FTSE 100 prend 0,96% et à Francfort, le Dax avance de 3,91%.

La surperformance du Dax, qui a franchi les 12.000 points pour la première fois depuis le 5 mars, s'explique entre autres par le fait que les marchés allemands étaient restés fermés lundi.

L'indice EuroStoxx 50 est en hausse de 2,65%, le FTSEurofirst 300 de 1,66% et le Stoxx 600 de 1,66%, au plus haut depuis le 9 mars.

Les marchés saluent donc les derniers signes de retour progressif à la normale de l'activité économique, avec entre autres lundi la confirmation par les indices PMI d'une amélioration dans le secteur manufacturier et ce mardi l'entrée dans la deuxième phase du déconfinement en France.

L'optimisme dominant s'appuie aussi sur la perspective d'un soutien accru de la Banque centrale européenne (BCE) aux marchés, avec l'augmentation attendue des achats de titres de l'institution, qui réunit jeudi son Conseil des gouverneurs.

Les investisseurs relativisent ainsi la tension persistante entre Washington et Pékin, qui a conduit la Chine à restreindre les importations de soja et de porc en provenance des Etats-Unis, comme les risques liés aux manifestations aux Etats-Unis, face auxquelles Donald Trump a brandi la menace d'un déploiement de l'armée.

VALEURS EN EUROPE

Parmi les hausses emblématiques de la confiance accordée par les investisseurs aux perspectives de reprise de l'activité, le géant des centres commerciaux Unibail-Rodamco-Westfield bondit de 11,08%, de loin la plus forte hausse du CAC 40, après des déclarations optimistes sur le retour des clients depuis les réouvertures des derniers jours.

Les constructeurs automobiles allemands bénéficient quant à eux de l'évocation d'un budget de cinq milliards d'euros dédié à une relance des ventes de voitures: Volkswagen gagne 5,43%, Daimler 7,74% et BMW 6,08%.

Le compartiment automobile européen dans son ensemble prend 4,45%, la meilleure performance sectorielle du jour.

Dans l'aérien, Lufthansa gagne 3,52% après les nouveaux progrès de son plan de sauvetage de neuf milliards d'euros.

TF1 s'adjuge 5,6% après l'annonce d'un accord avec Mediapro en vue du lancement d'une chaîne de football en France appelée à diffuser la majorité des matchs de la Ligue 1 française.

TAUX

L'approche de la réunion de la BCE, qui pourrait déboucher sur une nouvelle augmentation des achats de titres de l'institution, favorise la demande d'emprunts d'Etat et donc la baisse des rendements obligataires en dépit de l'intérêt marqué des investisseurs pour les actifs plus risqués.

Celui du Bund allemand à dix ans revient à -0,407%, son équivalent français à -0,047%.

La baisse est plus marquée pour le rendement des emprunts à dix ans espagnols, qui figurent parmi les premiers bénéficiaires potentiels des achats de la BCE: il recule de 2,5 points de base à 0,558%.

CHANGES

Le dollar reste orienté à la baisse pour la quatrième séance consécutive face à un panier de devises de référence et accuse désormais un repli de plus de 5% par rapport à son pic de la mi-mars.

La faiblesse du billet vert s'explique principalement par le retour des investisseurs vers les actifs plus risqués, à commencer par l'euro, qui évolue autour de 1,1185, au plus haut depuis deux mois et demi.

Mais la monnaie américaine est aussi au plus bas depuis trois mois face au dollar canadien et depuis fin janvier face au dollar australien.

PÉTROLE

Le marché pétrolier progresse en s'appuyant sur l'anticipation d'un nouvel accord entre grands pays producteurs pour prolonger, peut-être jusqu'en septembre, les mesures de réduction de leur production lors d'une réunion en visioconférence qui pourrait avoir lieu jeudi.

Le Brent gagne 2,84% à 39,41 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) prend 2,68% à 36,39 dollars.

AUCUN INDICATEUR ÉCONOMIQUE MAJEUR À L'AGENDA DU 2 JUIN

(Marc Angrand, édité par Blandine Hénault)

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