L’Etat vole au secours des entreprises en détresse

46 dossiers examinés depuis le début 2009. Et près de 65 000 emplois en jeu. Jamais le comité interministériel de restructuration industrielle (Ciri) n’avait été aussi sollicité.

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L’Etat vole au secours des entreprises en détresse

Après plusieurs années de mise en sommeil, la cellule créée au sein de Bercy pour venir en aide aux entreprises en difficulté de plus de 400 salariés a été réactivée depuis le début de la crise.

En 2008, le Ciri a traité 38 dossiers d’entreprises représentant 33 000 emplois directs en France, contre 15 seulement sur l’ensemble de l’année 2007. La cadence a encore augmenté cette année. « Mais depuis l’été, le nombre de nouveaux dossiers s’est stabilisé », affirme Jacques Le Pape, le directeur adjoint du cabinet de Christine Lagarde, la ministre de l’économie.

Sans grande surprise, près de 36 des entreprises qui ont fait appel au Ciri sont des sous-traitants automobiles. Un signe de la violence de la crise qu’a traversé le secteur automobile. Viennent ensuite les biens de consommation (16 % des entreprises en 2008) et l’agroalimentaire (11% des entreprises mais 25 % des emplois menacés) La filiale du groupe Legris industrie, Keyria, ou le flaconnier SGD, ex-filiale de Saint-gobain, auraient notamment profité de la médiation de l’Etat pour trouver un accord entre actionnaires, banquiers, repreneurs éventuels et Ursaaf.

« La première tâche est d’obtenir un diagnostique commun des difficultés de l’entreprise. Une tâche longue car très souvent le dialogue est rompu entre les différentes parties », reconnait un des rapporteurs du Ciri.

Pour éviter au maximum les liquidations judiciaires, le Ciri dispose aussi de leviers renforcés. L’enveloppe permettant d’accorder des prêts aux entreprises en restructuration a été portée de 20 millions d’euros en 2008 à 115 millions d’euros en 2009, partagée avec les commissaires à la réindustrialisation. Les deux tiers ont déjà été consommés.

Le dispositif de médiation a en tout cas réussi pour le moment à limiter la casse. Un peu moins de la moitié des dossiers (31 sur les 68 étudiés depuis septembre 2008) ont pu déboucher sur un accord. 5 ont par contre échoué.

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