L'Etat vend 3 % d'EDF pour construire des campus

Nicolas Sarkozy a annoncé hier qu'une partie du capital d'EDF allait être mise en vente pour financer un plan de 5 milliards d'euros pour les universités.

Partager

TESTEZ GRATUITEMENT L'ABONNEMENT À L'USINE NOUVELLE

15 jours gratuits et sans engagement

L'Etat vend 3 % d'EDF pour construire des campus
« Nous allons vendre 3% d'une grande entreprise publique française, EDF, pour faire un plan d'investissement de cinq milliards dans nos universités, pour les doter des plus beaux campus, pour que les étudiants puissent travailler dans des locaux dignes de ce nom, pour avoir des logements dans les cités universitaires », a annoncé hier soir le président Nicolas Sarkozy dans une interview sur TF1 et France 2.

La vente d'une partie du capital d'EDF n'est pas une surprise. Depuis plusieurs semaines, les analystes s'attendaient à ce que l'Etat - qui possède encore 87 % du capital du groupe - se déleste d'une partie de ses actions. Les conditions sont réunies. Depuis janvier, le cours de l'électricien a connu une progression soutenue de 56 % et de 168 % depuis son introduction en Bourse il y a deux ans.

La loi autorise l'Etat à descendre jusque 70 % du capital. Pour le moment, Nicolas Sarkozy s'est contenté de « fixer un niveau indicatif (3 %) mais pas de calendrier. Les modalités de l'annonce seront dévoilées en temps utile ».

La vente des 3 % du capital d'EDF rapportera approximativement 4,68 milliards d'euros. En début de semaine, le Premier ministre, François Fillon, avait déjà annoncé une hausse de 50 % du budget annuel des universités en cinq ans, soit 1 milliard d'euros de plus chaque année. En 2012, le budget devrait donc atteindre 15 milliards d'euros contre 10 milliards d'euros actuellement. L'annonce de Nicolas Sarkozy servirait à financer une partie ce plan.

Ce projet est critiqué par l'opposition, pour qui les recettes de la privatisation doivent servir au désendettement de l'Etat. Lors de la dernière cession d'actif en juin - 5 % du capital de France Télécom, les 2,65 milliards d'euros récoltés avaient été « intégralement » utilisés pour réduire la dette publique française, supérieure à 64 % du PIB largement au-dessus du plafond exigé par le pacte de stabilité. La règle, visiblement, ne vaut plus pour cette fois.

Solène Davesne

A lire aussi sur Usinenouvelle.com : L'Université Lyon 1 s'ouvre aux entreprises

Partager

LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS