L'Etat souhaite un dialogue avec Alstom avant toute décision sur le site de Belfort

Le ministre de l'Economie et des Finances, Michel Sapin, et le secrétaire d'Etat à l'Industrie, Christophe Sirugue, ont demandé jeudi à Alstom "d'engager une phase de discussion et de négociation" avant toute décision définitive sur l'avenir du site de Belfort.

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L'Etat souhaite un dialogue avec Alstom avant toute décision sur le site de Belfort

Michel Sapin, le ministre de l'Economie et des Finances, et Christophe Sirugue, le sécrétaire d'Etat à l'Industrie, souhaite "engager une phase de discussion et de négociation" avec Alstom avant toute décision définitive sur l'avenir du site Belfort. "Les ministres seront particulièrement attentifs à l'évolution globale de l'emploi industriel à Belfort et au maintien de la capacité de la France à concevoir et fabriquer des locomotives", peut-on lire dans un communiqué de Bercy publié après une rencontre avec le PDG du groupe.

Michel Sapin et Christophe Sirugue avaient convoqué Henri Poupart-Lafarge après l'annonce de l'arrêt de la production de trains sur le site historique de Belfort pour tenir compte de baisses de commandes en France. "Alstom est d'accord pour qu'on rediscute des conditions de son implantation à Belfort", a déclaré à Reuters le secrétaire d'Etat à l'Industrie après cette réunion.

"Le PDG d'Alstom m'a donné son accord pour rediscuter de la cible et regarder les partenariats possibles", a ajouté Christophe Sirugue, selon qui aucune procédure officielle n'a encore été lancée pour le site de Belfort.

Selon le communiqué de Bercy, Michel Sapin et Christophe Sirugue ont demandé à Henri Poupart-Lafarge, avant toute décision définitive, d'engager une "phase de discussion et de négociation avec l'Etat, les partenaires sociaux, les élus locaux et l'ensemble des parties prenantes". Christophe Sirugue recevra les syndicats et les élus locaux en début de semaine prochaine.

"Les inquiétudes du PDG peuvent être comprises"

"Nous ne considérons pas qu'il est aujourd'hui inéluctable de penser que tout doit être transféré", a-t-il dit sur BFM TV.

Il reconnaît cependant qu'Alstom a aujourd'hui "un trou dans son carnet de commande" pour les années à venir, notamment 2018 à 2020, malgré la perspective plus lointaine du "TGV du futur". "Les inquiétudes du PDG peuvent être comprises de ce point de vue-là", a-t-il dit à BFM TV. "Mais encore une fois, le gouvernement souhaite porter de manière très forte la filière ferroviaire et porter la filière ferroviaire, c'est pouvoir discuter avec les différents acteurs des potentialités pour les années qui viennent", a-t-il ajouté.

Le constructeur de matériel de transport, dont l'Etat détient 20% du capital, a annoncé mercredi qu'il allait transférer d'ici fin 2018 la production de trains et le bureau d'études de Belfort vers celui de Reichshoffen, en Alsace.

Le site de Belfort compte actuellement 480 salariés, dont 400 sont concernés par cette décision. Son activité sera recentrée sur la maintenance et la réparation. "Il faut qu'Alstom essaie de remporter des appels d'offre", et pas seulement à l'étranger, souligne Christophe Sirugue, qui cite notamment un appel en cours sur 274 rames de RER nouvelle génération.

Pour Reuters, Simon Carraud, Emmanuel Jarry, Yves Clarisse

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