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L'Usine Auto

L’Etat songerait à une entrée au capital de PSA

Astrid Gouzik , ,

Publié le , mis à jour le 08/02/2013 À 11H31

[ACTUALISE] - Selon le quotidien Libération, dans son édition datée du vendredi 8 février, l’Elysée envisagerait de venir à la rescousse de PSA. Le constructeur a annoncé, la veille, des dépréciations d'actifs massives de 4,7 milliards d'euros pour l'exercice 2012. L’Elysée songerait à Louis Gallois pour prendre la suite de Philippe Varin.

L’Etat songerait à une entrée au capital de PSA © P. Guittet - L'Usine Nouvelle

Actualisation 11h12 - Peu après les révélations de Libération, c'est l'imbroglio à Bercy. Après que Jérôme Cahuzac a jugé que le scénario évoqué par le quotidien était possible, Bercy a récusé cette idée. "La participation de l'Etat au capital de PSA n'est pas à l'ordre du jour", a déclaré l'entourage du ministre de l'Economie et des Finances Pierre Moscovici.

"Soyons clair, cette entreprise ne peut pas, ne doit pas disparaître. Donc il faudra faire ce qu'il faudra pour que cette entreprise", avait soutenu plus tôt Jérôme Cahuzac.

"L'Etat ne laisserait pas PSA faire faillite", ont affirmé des sources gouvernementales à Libération. Mais "la question 'n'est pas d'actualité tout de suite' ", nuance le quotidien. Le constructeur automobile traverse une passe difficile. Chute des ventes automobiles, surcapacités en Europe… il a dû procéder à une importante dépréciation d’actifs ayant pour conséquence directe une perte annuelle extrêmement lourde pour le groupe déjà fragilisé.

Pour toutes ces raisons, l’Elysée aurait envisagé de venir en aide à PSA, en entrant à son capital. "La situation du groupe inquiète l'exécutif. A tel point que, selon nos informations, l'éventualité d'une entrée de l'Etat au capital de PSA est examinée de près à l'Elysée", écrit le journal sans citer ses sources. Il précise qu'il ne s'agit, "à ce stade, que d'une hypothèse de dernier recours, au cas où le groupe ne parviendrait pas à endiguer ses pertes".

"Mais si une augmentation de capital se révélait indispensable, l'Etat pourrait y participer", indique une "source élyséenne" au journal, soulignant toutefois qu'il reviendra à la direction du constructeur automobile de mettre la question sur la table.

Selon Libération, l’Etat chercherait également un remplaçant à Philippe Varin dont le mandat doit prendre fin au mois de mai. L’Elysée aurait évoqué le nom de Louis Gallois. Mais l’ancien patron d’EADS aurait fait savoir qu’il n’était pas intéressé.

Astrid Gouzik

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1 commentaire

Nom profil

11/02/2013 - 10h39 -

PSA est dans une sphère privée depuis un siècle. Sa stratégie globale à long terme est inexistante, remplacée par un profit à court terme destiné à satisfaire les exigences du marché boursier. Si cette entreprise est en danger, quel pilote, quel tableau de bord doit-elle prendre? Et il faut encore prouver qu'elle est en danger... L'état n'a pas vocation à prendre des parts dans les entreprises pour lesquelles il ne décide de rien. Et combien le contribuable devrait-il investir pour avoir la décision chez Peugeot (si la famille est d'accord! - elle a toujours raillé l'État et ses entreprises) Enfin, considérant que nous ne nationalisons pas les dernières aciéries de haute qualité, pourquoi sauver ce constructeur-ci?
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