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L'Usine Energie

L’Etat se penche sur les emplois des sous-traitants de la centrale de Fessenheim

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L’Etat et les acteurs économiques alsaciens ont signé une convention pour préparer la reconversion des 330 salariés des sous-traitants de Fessenheim dont l’emploi est menacé par la fermeture de la centrale nucléaire fin 2018.  

L’Etat se penche sur les emplois des sous-traitants de la centrale de Fessenheim
EDF a annoncé mardi que la société suisse Centrales Nucléaires en Participations SA (CNP) avait décidé de mettre fin le 31 décembre prochain au contrat lui octroyant une part de la production de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) (photo). /Photo d'archives/REUTERS/Vincent Kessler
© VINCENT KESSLER

Une semaine après la visite du secrétaire d’Etat Sébastien Lecornu, l’Etat a réuni vendredi 26 janvier, à Colmar, cinq partenaires chargés de préparer la reconversion des emplois menacés par la fermeture annoncée du site de production nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin). Un état des lieux très précis de la situation de chacun des 330 salariés de 30 entreprises sous-traitantes, affectés à temps plein à la centrale, sera réalisé d’ici fin mars.

"La volonté de l’Etat est d’anticiper au maximum pour que les salariés et leurs employeurs parviennent à passer le cap de l’arrêt de la production d’énergie à la centrale nucléaire de Fessenheim", insiste le préfet du Haut-Rhin, Laurent Touvet. Une convention a été signée vendredi 26 janvier entre l’Etat, EDF, la Région Grand Est, la CCI Alsace-Eurométropole et le groupement des industries de maintenance de l’Est (Gimest). La Direccte Alsace s’engage également dans la démarche, pour connaître la situation des entreprises pour lesquelles le site nucléaire n’est qu’un client parmi d’autres, mais qui pourraient quand même rencontrer des difficultés avec la perte de ce marché.

Une fermeture progressive

Le calendrier de la fermeture de Fessenheim prévoit l’arrêt de la production d’électricité fin 2018, les deux tranches de 800 mKW chacune devant interrompre leur production, selon un calendrier non encore précisé. "Nous aurons besoin d’un grand nombre de personnels ensuite", souligne Philippe Sasseigne, le directeur de la centrale, qui pense avoir besoin d’effectifs pendant cinq ans, avec une décroissance progressive de leur volume.

"Dans le cadre des efforts de reclassement que nous entreprenons, nous examinerons avec bienveillance tout souhait de départ émanant d’un des salariés à temps plein des entreprises sous-traitantes", ajoute-t-il. La Région Grand Est et la CCI mettent en avant les formations auxquelles ces salariés pourront avoir droit. Une centaine d’emplois proches des métiers pratiqués dans la centrale nucléaire par les sous-traitants – qui n’interviennent pas sur le pilotage des installations radioactives – ne sont actuellement pas pourvus dans le bassin d’emploi voisin de la centrale, selon la CCI.

L’action entreprise par l’Etat et ses partenaires ne concerne pas les personnels EDF (800 salariés). "Pour ceux-ci, nous laissons le soin à l’entreprise de faire fonctionner ses mécanismes internes", confirme Laurent Touvet.

Flou sur l’avenir du site

Au-delà la volonté affichée de saisir le problème des disparitions d’emploi à bras le corps, il n’existe à ce jour que des intentions sur la reconversion industrielle du site. Seule proposition claire, le projet de créer un pôle de développement des énergies renouvelables, lancé en décembre par la présidente (LR) du conseil départemental du Haut-Rhin, Brigitte Klinkert. Cette idée est accompagnée par la CCI et la Région, qui se mobilisent pour la faire passer du stade de l’intention à celui d’un véritable projet industriel. Quant à l’éventualité d’accueillir une usine de batteries du constructeur américain Tesla, elle est née suite à une digression de son patron Elon Musk, estimant le 2 février 2016 que l’Alsace était particulièrement bien située pour accueillir ce genre d’investissement. Silence complet depuis.

Après des années de refus d’affronter l’inéluctable, les acteurs politiques et économiques régionaux semblent passer au stade de l’acceptation du processus de fermeture de la centrale de Fessenheim. Les promesses de l’Etat de tenir compte des répercussions multiples de cette décision ont pour l’instant rassuré les décideurs locaux. Les précisions apportées sur le calendrier permettent par ailleurs de confirmer que l’ensemble des emplois du site ne disparaîtra pas au lendemain de l’arrêt de la production d’électricité, ce qui donne le temps de réussir la reconversion. Reste à en préciser les contours.

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