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L'Usine Auto

L’Etat s’empare du dossier PSA

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[ACTUALISE] - Le ministre du Redressement productif a fait savoir ce week-end qu’il voulait connaître les intentions du groupe automobile de manière rapide et précise.

L’Etat s’empare du dossier PSA © D.R. - PSA

Sommaire du dossier

Arnaud Montebourg a adressé un courrier au président du directoire de PSA samedi 30 juin, dont l’AFP a eu connaissance. Le ministre demande à la direction du groupe de faire "connaître ses intentions au plus vite et de façon précise" sur l'avenir de plusieurs sites. Et notamment celui d’Aulnay dont les indices convergent tous vers une fermeture prochaine.

"Depuis plusieurs jours, les médias se font l'écho grandissant de décisions éventuelles portant sur l'avenir de plusieurs sites de PSA et sur des orientations stratégiques que votre groupe s'apprêterait à prendre", note le ministre qui ajoute: "dans ce contexte et dans l'intérêt de PSA lui-même, il serait indispensable de faire toute la transparence nécessaire. Ces fuites, ces rumeurs ou informations provoquent l'inquiétude des milliers de salariés et de familles".

Le ministre réclame au président de PSA de "bien vouloir engager sans délai le dialogue social et d'en faire une arme collective pour affronter d'éventuelles difficultés dans le respect" des salariés.

Plus globalement, le ministre a nommé Emmanuel Sartoris, expert gouvernemental du Conseil général de l'économie, de l'industrie, de l'énergie et des technologies, afin de dégager un diagnostic précis, rigoureux et partagé sur la situation réelle du groupe PSA et les différentes mesures.

Fermeture d' Aulnay et des autres

Face à des annonces, la CGT du site d’Aulnay a réagi en assurant que le seul projet de PSA est de fermer le site. "Toute la France sait qu'ils veulent fermer Aulnay et qu'ils vont l'annoncer dans les prochains jours, à la seule différence qu'ils ne vont pas annoncer la fermeture mais la reconversion du site, a affirmé à l'AFP Jean-Pierre Mercier, délégué CGT à Aulnay, ajoutant qu'il ne croyait pas à une reconversion des salariés. Que la seule personne qui n'ait pas compris ça soit le ministre du Redressement productif, ça en devient choquant".

Pour le secrétaire général de Force Ouvrière Jean-Claude Mailly, le gouvernement doit mettre s’intéresser non seulement à Aulnay mais aussi aux autres sites du groupe, car l’usine d’Ile de France ne concentre pas tous les problèmes de PSA. Il pense notamment au site de Rennes, qui emploie actuellement 3 300 salariés et conçoit la Peugeot 508 et la C5.

Fin avec BMW

Cette annonce intervient au moment où le constructeur allemand BMW devrait mettre fin à la coentreprise qui le liait au français PSA Peugeot Citroën dans le domaine des véhicules hybrides, selon une source du dossier à l'AFP. En effet, le groupe allemand s’inquiète d’une part de la situation du groupe français mais conteste la nouvelle alliance entre PSA et GM.

Contacté par l'AFP, PSA n'a pas souhaité faire de commentaire.  BMW a pour sa part rappelé sa dernière position connue sur le sujet. "Nous avons dit et nous confirmons que la coentreprise ne peut pas se poursuivre sous sa forme actuelle, a déclaré une porte-parole du groupe munichois, nous devons encore examiner sous quelle forme la coentreprise va continuer".

mais du côté des syndicats du site de Mulhouse qui devait produire une partie de voitures de la coentreprise, la consternation est de mise. "C'est un grand gâchis, on avait enfin à nouveau une perspective d'embauches", a réagi Patrick Schorr, secrétaire de la section FO. Pour le  CFE-CGC, Michel Ségura, c'est "une occasion manquée de créer de l'emploi et de réoccuper des surfaces vides".

L'allemand avait reconnu le mois dernier vouloir rediscuter de cette coentreprise avec PSA en raison de l'alliance conclue entre ce dernier et le constructeur automobile américain. PSA et BMW, qui travaillent ensemble depuis des années dans le domaine des moteurs à essence, avaient annoncé en février 2011 l'extension de leur coopération dans les technologies hybrides.

Mais la semaine dernière BMW a annoncé avec Toyota un renforcement de leur coopération dans les nouvelles technologies et notamment dans l’hybride et l’électrique.

Le ministre a aussi annoncé qu’il présenterait prochainement au président de la République et au Premier ministre un plan d’actions pour l’avenir de la filière automobile.

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