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L'Etat ne prendra pas le contrôle de STX France

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Publié le , mis à jour le 10/10/2016 À 14H07

Le gouvernement a annoncé ce lundi 10 octobre qu'il ne compte pas monter au capital de STX France pour en devenir majoritaire. Mais il entend utiliser son droit de veto pour peser sur le choix du repreneur du coréen STX Offshore & Shipbuilding, dont fait partie STX France.  

L'Etat ne prendra pas le contrôle de STX France © photo ¨Pascal Guittet

L'Etat à la rescousse de STX France ? Oui, mais sans monter au capital du chantier naval. L’annonce la semaine dernière d’une possible vente groupée de l’ensemble du groupe STX Offshore & Shipbuilding, incluant STX France, a relancé les spéculations concernant l’avenir du chantier de Saint-Nazaire. Une augmentation de la participation de l’État dans le capital de STX France, au-delà des 33 % actuels, avait déjà été évoquée. Libération la présentait comme probable ce lundi 10 octobre matin. Le gouvernement a coupé court à la rumeur quelques heures plus tard.

"L’objectif du Gouvernement n’est pas de devenir actionnaire majoritaire de la société STX France mais il est de peser dans le choix du repreneur pour que les Chantiers de Saint-Nazaire puissent disposer d’un actionnariat industriel solide capable d’accompagner leur développement sur le long terme", écrit ainsi Bercy dans un communiqué. Ce positionnement ne devrait guère émouvoir les syndicats.

"C’est un des scénarios parmi les autres, indiquait plus tôt dans la matinée Christophe Morel, délégué CFDT de STX Saint-Nazaire, à propos d'une prise de contrôle par l'Etat. Il ferait sens si STX France était vendu globalement avec le reste du groupe pour préserver nos intérêts "nationaux" mais il risque d’être très coûteux en cas de surenchère ! Dès la première annonce de mise en vente en 2014, la CFDT avait prôné un tour de table des acteurs. C’est à ce moment qu’il aurait fallu "acheter" à moindre coût."

 "Nous avons découvert l’information en ouvrant Libération ce matin. Depuis plusieurs semaines, c’est un feuilleton à rebondissements, entretenu par des commentateurs qualifiés… ou pas.", prévenait même Alain Georget, délégué CGT. La CGT se méfie des annonces en période préélectorale et ne pousse aucune solution plutôt qu’une autre. "Ce qui est présenté comme une garantie peut s’avérer une supercherie. Si l’État devient majoritaire, la preuve n’est pas faite que cela apporte des garanties aux salariés de l’entreprise."

Une sorte d’aveu de faiblesse

En réalité, l’éventualité d’une reprise par un actionnaire chinois n’est pas vue comme une menace particulière. "Si risque il y a, il est plutôt derrière nous, poursuit Alain Georget. Notre actionnaire majoritaire est asiatique. Vous ne me ferez pas dire qu’un patron chinois est pire qu’un patron coréen, norvégien ou français. Quel que soit le repreneur, nous poserons nos exigences. Nous nous opposerons à ce que ce soient toujours les mêmes qui paient les pots cassés."

Les différentes pistes déjà envisagées demeurent d’actualité et le dénouement devrait survenir avant la fin de l’année. L'Etat ne dispose pas de la seule arme de la prise de contrôle de STX France. "L'Etat bénéficie du levier de sa minorité de blocage dans le capital de STX France et des droits qui lui sont conférés par le pacte d’actionnaire. En outre, selon l’identité de l’acquéreur, l’Etat pourra mobiliser la réglementation des investissements étrangers en France, qui lui donne des moyens importants pour s’opposer à une prise de contrôle des Chantiers de Saint Nazaire qui ne serait pas conforme aux intérêts nationaux", a précisé Bercy dans son communiqué, avant de prévenir : "L'Etat conservera quoi qu’il arrive une position d’actionnaire minoritaire disposant de la minorité de blocage dans le capital de STX France."

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