L’État met la pression sur Ford pour faciliter la reprise du site de Blanquefort

L’État vient de réaffirmer son soutien à l’offre de reprise du site Ford de Blanquefort (Gironde) par le groupe Punch. Les dirigeants de l’équipementier américain, désireux initialement de fermer l’usine, devraient faire connaître leur décision jeudi 13 décembre.

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L’État met la pression sur Ford pour faciliter la reprise du site de Blanquefort
Punch s’engage à sauvegarder 400 emplois de Ford Aquitaine Industries.

En se "félicitant", dans un communiqué publié au soir du mardi 11 décembre, de "l’offre ferme et définitive" de Punch pour la reprise du site Ford de Blanquefort (Gironde), Bruno Le Maire n’a rien révélé de nouveau. Depuis des semaines, le ministre de l’Économie ne cesse de répéter qu’il préfère cette transmission à la fermeture d’une usine qui emploie 870 personnes.

Mais il a ainsi, très clairement, choisi de mettre la pression sur le groupe américain, que l’on disait ces dernières heures plutôt enclin à fermer le site. Ford ne tient effectivement pas à revivre le scénario qui, en 2011, l’avait vu être contraint de reprendre Blanquefort, cédé deux ans plus tôt à l’Allemand HZ Holding.

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Un cadre de reprise fixé

Bruno Le Maire insiste, dans le même communiqué, en demandant "solennellement" à Ford "d’accepter le projet de reprise par Punch" ; il devrait prolonger ce qui ressemble à une injonction en appelant directement James Hackett, le PDG de Ford. Le ministre a également fixé une partie du cadre de la reprise : l’État, la région Nouvelle-Aquitaine et Bordeaux Métropole contribueront à hauteur de 15 millions d’euros à la modernisation du site.

Les salariés, eux, ont réaffirmé leur soutien à la cession et accepté en assemblée générale, mardi 11 décembre, d’abandonner trois jours de RTT, de moduler leur temps de travail et de voir leurs émoluments gelés durant trois ans. En contrepartie, Punch s’engage à sauvegarder 400 emplois, "à ne pas demander d’efforts supplémentaires aux salariés pendant toute la durée de l’accord, à ne procéder à aucun licenciement pour motif économique pendant une période de cinq ans, et à ne prélever aucun dividende durant cette période", selon les termes du même communiqué.

L’intervention de l’État, plus comminatoire qu’auparavant, est-elle en mesure de balayer les réticences de Ford ? Le groupe américain devrait donner une réponse définitive ce jeudi 13 décembre. Mais au regard de ce dossier si complexe, rien n’assure qu’il le fera...

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