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L'Etat fait renaître de ses cendres la compagnie nationale des mines

Elodie Vallerey , , , ,

Publié le , mis à jour le 21/02/2014 À 08H09

Dans un entretien accordé au Parisien-Aujourd'hui en France le 21 février, le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg annonce la création de la compagnie nationale des mines. Dotée d'un budget de 200 à 400 millions d'euros sur cinq à sept ans, elle vise, selon lui, à rendre la France moins dépendante vis-à-vis de l'approvisionnement en métaux et terres rares.

L'Etat fait renaître de ses cendres la compagnie nationale des mines

Après un investissement de 800 millions d'euros dans le constructeur automobile PSA en difficulté cette semaine, l'Etat français mise sur... l'industrie minière.

Dans Le Parisien-Aujourd'hui en France du 21 février, le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg l'affirme : "Avec l'appui du président de la République, j'ai organisé la renaissance d'une compagnie nationale des mines pour prospecter et exploiter d'abord notre sous-sol (...) Cette société s'appellera la Compagnie nationale des mines de France (CMF)".

Selon le ministre, l'entreprise publique jouira de missions allant de l'encadrement de l'extraction de l'or en Guyane à la recherche de métaux comme le lithium ou le germanium, fondamentaux dans l'industrie technologique, "dans les pays d'Afrique francophone (...), en Asie centrale, en Amérique du Sud".

L'Etat serait actuellement "en train de boucler le budget" de la CMF, en fédérant l'agence des participations de l'Etat et le bureau des recherches géologiques minières (BRGM), "qui ensemble vont investir entre 200 et 400 millions d'euros sur cinq à sept ans", détaille Arnaud Montebourg.

Une compagnie minière grâce à laquelle la France "protége (ses) intérêts nationaux" en maîtrisant son approvisionnement en métaux et terres rares, martèle-t-il.

Une concurrence frontale aux pontes du secteur minier français, comme Eramet ou Areva ? Pas selon Arnaud Montebourg, car ces acteurs sont "spécialisés dans quelques métaux", Areva "s'occupant d'uranium" et Eramet étant "concentré sur le nickel et le manganèse".

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1 commentaire

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21/02/2014 - 14h25 -

Montebourg se garde bien de reprendre les dettes abyssales issues des nationalisations "Charbonnages de France" qui aux dernières nouvelles étaient de l'ordre de 3 milliards d'euros avec près de 10000 "mineurs de surface" en retraite (ceux du fond étant morts et enterrés). Les "nouveaux mineurs "jouiront du statut des fonctionnaires de l’État, c'est tout dire ! http://www.ccomptes.fr/content/download/1159/11293/version/1/file/27-fin-exploitation-charbonniere.pdf
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