L'Etat applique un traitement social pour la fonderie Fondiel

Un plan de reconversion pour la fonderie Fondiel est mis en place par Pôle emploi après la liquidation de cette fonderie de Dreux (Eure-et-Loir). L'entreprise Loiselet avait été reprise en 2014 par l'homme d'affaires franco-algérien Khelfaoui Boubekeur et était devenue Fondiel.

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Une quarantaine de salariés sur soixante-quatre de Fondiel, l'ex Fonderie d'Eure-et-Loir à Dreux (Eure-et-Loir) vont bénéficier d'une reconversion d'un an accompagnée par l'Etat. "Les bénéficiaires de ce dispositif de transition renoncent à leur préavis. Ils vont pouvoir toucher 75 % de leur salaire brut tout au long de l'accompagnement", explique Margot Cantero, directrice de Pôle emploi Eure-et-Loir.

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Après la liquidation de cette entreprise fin août par le tribunal de commerce de Chartres, Pôle emploi a mis en place une cellule d'appui mi-septembre. Elle vient de prendre fin. La consultation encadrée par l'Afpa a concerné 64 personnes. Les quelque quarante salariés volontaires pourront suivre des formations de reconversion, essentiellement dans l'industrie. "Il y a de fortes raisons de croire dans leur insertion à court terme. L'industrie repart dans notre région, l'intérim donne des signes encourageants", estime Margot Cantero.
Fondiel employait encore 83 salariés au moment du redressement judiciaire fin 2014, et 107 en 2013 lorsque cette fonderie automobile s'appelait encore Loiselet.

Entreprise soutenue par les pouvoirs publics

L'Etat montre sa détermination dans ce dossier équivoque. Cette fonderie automobile avait été l'un des symboles de la relocalisation industrielle pour deux gouvernements successifs. Christian Estrosi en 2010 puis Arnaud Montebourg en 2012 avaient soutenu Sylvain Loiselet.

Pour concurrencer les productions low cost, Loiselet mettait en avant les gains de compétitivité grâce à des investissements massifs, et l'effacement des coûts de transports. Moyennant le soutien des pouvoirs publics, de la région et de Bpifrance à hauteur de 6,5 millions. Mais le passif s'est creusé à 19 millions d'euros, dont 4 millions de dettes fournisseurs. "Nous ne reverrons pas nos subventions", se désole Marie-Madeleine Mialot, vice-présidente économie de la région Centre.

Une reprise qui a mal tourné

Selon notre confrère L'Echo Républicain, le nouveau propriétaire arrivé début 2014, l'homme d'affaires franco-algérien Khelfaoui Boubekeur, n'a pu injecter qu'un million d'euros. Il en fallait trois supplémentaires pour terminer les investissements en cours. Et les banques n'ont pas suivi, explique-t-il en substance au quotidien régional.

Reste qu'un soupçon plane sur SGH, le holding de Khelfaoui Boubekeur, suspecté de comptes irréguliers dans plusieurs procédures autour de ses activités avec le Samu social à Paris.

Stéphane Frachet

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