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Quotidien des Usines

L’espoir suscité par le projet d’usine chinoise d’ampoules leds s’éteint dans la Meuse

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L’usine d’ampoules leds promise par le chinois Inesa (Shenan Group) dans la Meuse n’aura pas dépassé le stade symbolique de la pose d’une première pierre. Un an après la venue de l’ex premier ministre Manuel Valls, le projet  d’un montant de 100 millions d’euros pour 200 créations d’emplois, n’a fait l’objet d’aucun dépôt de permis de construire.

L’espoir suscité par le projet d’usine chinoise d’ampoules leds s’éteint dans la Meuse
Manuel Valls, alors Premier ministre, avait posé la première pierre de la future usine, le 21 mars 2016.
© Twitter / CC /

La lueur d’espoir suscitée il y a un an par le projet du chinois Inesa (Shenan Group) d’implanter une usine d’ampoules leds en Meuse semble définitivement éteinte. Les élus locaux impliqués, tout comme le président d’Inesa Europe se font aujourd’hui discrets sur ce dossier qui n’a fait l’objet d’aucun dépôt de permis de construire. L’investissement de 100 millions d’euros devait déboucher sur la création de 200 à 300 emplois pour conquérir un marché prometteur : la rénovation de l’éclairage public. Il avait été présenté en grande pompe en décembre 2015 à Paris lors de la COP 21. La maquette de l’usine faisait état de deux bâtiments en forme de V totalisant 60 000 mètres carrés et d’une tour de 60 mètres accueillant sur 18 étages show-room, centre de R&D et espaces culturels. A cette occasion, Inesa, filiale de Shanghai Feilo Acoustics, dont le premier actionnaire est la municipalité de Shanghaï, avait également annoncé la création d'un fonds de 3 milliards d'euros dédié au financement de la rénovation de l'éclairage des communes.

La visite qui avait suivi cette présentation avait toutefois laissé dubitatif Qiang Wang, président d’Inesa. Les 15 hectares destinés à accueillir la plateforme, en pleine campagne, face à la gare Meuse-TGV, n’avaient alors pas semblé correspondre à la vision chinoise d’un site industriel.

Le projet avait néanmoins poursuivi sa route sous l’impulsion de Zhao Qi Meng, président d’Inesa Europe, et s’était concrétisé par la pose de la première pierre le 21 mars 2016, en présence de l’ancien premier ministre, Manuel Valls. L’évènement avait suscité l’ire d’un concurrent régional, la PME Eclatec à Maxéville (Meurthe-et-Moselle). Elle avait dénoncé un soutien démesuré des autorités à une entreprise chinoise.

Dans un communiqué daté du 25 mars 2016, soit quatre jours après la pose de la première pierre, la maison-mère Feilo Acoustics avait tenu à clarifier sa position vis-à-vis des autorités boursières chinoises en indiquant que le projet d’usine leds en France ne constituait "qu’une intention". "Il n'a pas été annoncé de plans concernant le montant de l'investissement, la livraison et la durée d’exploitation de l'usine de lampes à économie d'énergie leds, pas plus que de contrat d'investissement formel", a indiqué la société. Cette position s’est confirmée dans les faits.

Bis repetita après l’échec Terra Lorraine

Le fabricant de composants électroniques Arelis à Marville (Meuse) qui s’était engagé à monter un centre de R&D avec Inesa Europe, une fois le développement commercial et industriel amorcés, devra trouver un autre partenaire. "Les industriels chinois espéraient peut-être que les autorités françaises les aident à obtenir des marchés. Nous avons pourtant tenté de les alerter sur les contraintes du code des marchés publics", livre Pascal Veillat, PDG d’Arelis.

L’échec du projet d’usine chinoise en Meuse fait écho au récent fiasco du centre d’affaires franco-chinois Terra Lorraine qui devait voir le jour dans le département voisin, à Illange (Moselle) qui devait voir le jour dans le département voisin, à Illange (Moselle). Le conseil départemental a dépensé 4 millions d'euros dans l'aménagement de 130 hectares d’une friche industrielle avant d’annoncer l’abandon du projet fin 2015.

Philippe Bohlinger

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