Economie

L'Espagne travaille au ralenti

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L'Espagne s'est réveillée au ralenti jeudi, en raison d'une grève générale lancée par les deux grandes centrales espagnoles, l'Union générale des travailleurs (UGT) et les commissions ouvrières. En situant cette grève à la veille du sommet de Séville qui clôturera la présidence espagnole de l'Union Européenne, les deux syndicats espèrent que le gouvernement Aznar retirera son projet de réforme des allocations chômage. Le texte prévoit notamment la baisse des indemnités pour les personnes refusant trois fois un poste, situé dans un rayon de trente kilomètres autour du domicile.

Un premier bilan à la mi-journée montrait que l'appel à la grève avait été suivi. Le mouvement, entamé cette nuit par les équipes de nombreuses usines, a gagné dans la matinée les transports publics, la construction et les administrations. A Madrid, les métros circulaient cependant en raison du programme de service minimum prévoyant 40% de trains. En fin de matinée, la grève devait s'étendre au secteur du commerce et notamment à la grande distribution.

Des manifestations sont prévues dans toutes les villes d'Espagne. Divers incidents ont éclaté, notamment à Madrid, entre militants syndicaux et policiers. 31 personnes ont été interpellées, selon le ministère de l'Intérieur. Quelques actes de "sabotage" de voies ferrées ont également été enregistrés par la compagnie publique RENFE, notamment dans la région de Barcelone.

Thibaut DE JAEGHER

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