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L'Usine Aéro

L’équipe de France du big data en ordre de marche

Olivier James , , , ,

Publié le

Le cluster Data Intelligence, lancé en 2017, entre dans une phase opérationnelle. Il permet à la France de revendiquer une offre souveraine dans l’exploitation de données massives.

L’équipe de France du big data en ordre de marche
La PME Geo4i du cluster Data Intelligence a participé à une démonstration, jeudi 29 novembre, dans les locaux du GICAT.

Désormais, l’exploitation de données massives peut être estampillée "made in France". C’est le message qu’a souhaité faire passer jeudi 29 novembre Yannick Rolland, le président du cluster Data Intelligence, dans les locaux du Groupement des industries de défense et de sécurité terrestres et aéroterrestres (Gicat) à Paris : créé en juin 2017, ce regroupement de 21 acteurs mêlant grands groupes, ETI, PME et start-up, est aujourd’hui en mesure de proposer une offre opérationnelle structurée. "Nous visons autant les Etats que les industriels avec notre offre, qui peut être adaptée en fonction des demandes", précise Yannick Rolland, responsable de l’offre big data d’Atos et initiateur du cluster.

Le champion français des services numériques Atos sera parvenu à embarquer dans ce cluster à la fois des géants comme Airbus Defence and Space et MBDA et des acteurs moins connus dont les spécialités complètent celles des grands groupes. Certains ont assuré ce jour-là des présentations de leurs savoir-faire, à l’instar de Bertin IT (plateforme de cyber intelligence), Deveryware (agrégation de données hétérogènes de géolocalisation), aleph-networks (traitement de données dans le deep et le dark web), Geo4i (analyses de données géospatiales). "Notre offre est très large, elle va des satellites, des drones, des capteurs, en passant par les supercalculateurs et jusqu’au data center enterré", tient à souligner Yannick Rolland. Thales, pour le moment absent du cluster, devrait bientôt rejoindre l’équipe.

Des ambitions qui dépassent les frontières françaises

Une initiative attendue : l’inexistence d’une offre souveraine – autrement dit française et européenne – en matière de big data n’a pas manqué ces dernières années d’être pointée du doigt. L’électrochoc a lieu fin 2016, lorsque la Direction générale du renseignement intérieur (DGSI) signe un contrat avec la société américaine Palantir. Un rapprochement qui passe mal alors que l’entreprise californienne entretien des liens avec le renseignement américain. "Le choix de la DGSI de sélectionner Palantir n’a pas initié la création du cluster, dans la mesure où les travaux préparatoires avaient déjà commencé en 2015, rappelle Yannick Rolland. Mais cette décision a accéléré sa mise en place, certains acteurs ayant pris conscience de la nécessité de fournir une réponse française."

Yannick Rolland ne cache pas son désir de voir la DGSI se tourner l’an prochain vers la nouvelle offre française, censée être plus globale que celle du rival américain, à l’issu d’un nouvel appel d’offre. Début septembre, comme l’a rapporté l’agence Bloomberg, le patron de la DGSI, Laurent Nunez, assurait d’ailleurs vouloir trouver un nouveau partenaire, français ou européen. Mais les ambitions du cluster Data Intelligence dépassent les frontières françaises, d’autant que nombre de ses acteurs ont déjà liés avec des Etats et des industriels étrangers.

Et maintenant, il faut convaincre

Airbus, le client industriel le plus connu de Palantir, pourrait-il lui aussi privilégier le cluster ? Heureux hasard du calendrier : le même jour jeudi 29 novembre, Marc Fontaine, le directeur de la Transformation Digitale et membre du comité exécutif d’Airbus, était invité à s’exprimer par l’Association des Journalistes Professionnels de l’Aéronautique et de l’Espace (AJPAE). La société californienne se trouve au coeur de la plateforme digitale Skywise développée par l'avionneur pour collecter l'ensemble des données de ses avions, du développement à l'exploitation en passant par la production. "Oui, je regrette que l’Europe ne soit pas en mesure de proposer une offre équivalente à Palantir, a-t-il reconnu. Mais il n’y a pas d’équivalent dans le monde à Palantir aujourd’hui. Il y a un certain nombre de projets qui sont les bienvenus en Europe et en France, mais nous partons tard. La vraie question à se poser, c’est de savoir quelles sont les briques technologiques que nous devons maîtriser pour assurer notre souveraineté et quelles sont celles que nous devons simplement utiliser". Sur les rails, le cluster Data Intelligence va devoir convaincre.

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