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L'Usine de l'Energie

L’EPR finlandais arrive "près d'une phase critique", selon Luc Oursel

Astrid Gouzik , ,

Publié le

Interrogé sur BFM TV, ce jeudi 27 février, au lendemain de la publication des résultats du groupe, Luc Oursel a commenté les déboires du chantier de l’EPR en Finlande.

L’EPR finlandais arrive près d'une phase critique, selon Luc Oursel © Pascal Guittet - L'Usine Nouvelle

3,85 milliards d’euros. C’est le montant total des provisions qu’aura dû passer Areva pour son réacteur nucléaire de troisième génération (EPR), actuellement en construction sur l’île d’Olkiluoto (Finlande). Sur l’exercice 2013, le nucléariste français a passé une provision de 425 millions d'euros pour couvrir les déboires liés à ce chantier. Au lendemain de la publication des résultats du groupe, le président du directoire Luc Oursel était invité sur BFM TV.

"L'EPR est une difficulté réelle pour Areva", a-t-il concédé, avant d’insister sur un point. "Il faut remettre cela dans un cadre global : Areva est un groupe en redressement et en 2013 nous sommes à l'équilibre en cash, cela n'était plus arrivé depuis huit ans". "Nous sommes en train d'arriver près d'une phase critique qui est la phase des essais. Dans cette phase, c'est à l'exploitant de prendre ses responsabilités", a-t-il commenté, à l’instar d'une voiture: "c'est le chauffeur qui [la] teste, pas le vendeur".

Or "nous n'arrivons pas à obtenir des engagements clairs de la part de notre client pour tout ce qu'il doit faire durant cette phase", a poursuivi Luc Oursel. "Nous sommes donc obligés de prendre des précautions".

Mais, ce chantier doit servir d'expérience à Areva pour se corriger sur les autres chantiers. Il s'agit également de faire valoir cette expérience afin de vendre les huit EPR restants d'ici à 2016. "Ce chantier de l'EPR finlandais était le premier et nous savions qu'il y aurait un certain nombre d'apprentissages à faire", a fait valoir le président du directoire du groupe. "Il y a en ce moment des équipes communes d'EDF et d'Areva qui travaillent pour tirer ce retour d'expérience et préparer le projet britannique ainsi que les offres à venir en Pologne et peut-être en Arabie Saoudite".

Quant au débat sur le coût de la prolongation  de la durée de vie des réacteurs nucléaires, Luc Oursel a appelé au pragmatisme. "Il faut faire un choix équilibré entre les différentes composantes" et "ne surtout pas opposer une solution à une autre".

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1 commentaire

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27/02/2014 - 19h34 -

à l’instar d'une voiture: "c'est le chauffeur qui [la] teste, pas le vendeur".

On croit rêver! Depuis quand Est-ce au client de tester son installation ou le produit qu'il vient d'acheter ?
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